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Economie

Mercredi 28 juin 2006

propositions alternatives du PCF

Le gouvernement prétend vouloir réduire l?endettement. C?est une duperie.
L?endettement est le fruit de politiques délibérées offrant des cadeaux gigantesques aux plus aisés via la réduction des impôts (revenu et fortune), les exonérations sur les actions pour les grands patrons (Zacharias, Forgeard, Pinault?). Idem pour les exemptions de cotisations sociales qui avoisinent les 20 milliards cette année, 175 milliards en douze ans! Et cela sans effet sur l?emploi.
Mais, alors que leur politique est entièrement disqualifiée, nos gouvernants utilisent cet argument de la dette pour demander aux Français de se serrer la ceinture, pour s?attaquer aux catégories populaires et moyennes et redistribuer aux riches.
Le budget 2007 comporte une seule innovation: la réduction du budget en volume, soit un budget d?austérité et de régression, de démolition des services publics. En supprimant 15 000 postes de fonctionnaires, l?État est le premier destructeur d?emplois. Tout ce qui permet de développer les capacités humaines est sacrifié. C?est un budget d?atonie économique. Le gouvernement le sait très bien: en donnant plus pour la gendarmerie, la police, la justice, il maintient le couvercle sur la marmite sociale en ébullition. Sa politique prépare de nouvelles explosions: comment pourrait-il en être autrement? 52% des contrats signés l?an dernier n?excédaient pas six mois, les associations caritatives reçoivent de plus en plus de travailleurs pauvres...
Les communistes proposent de faire tout autrement. La question fondamentale est celle du partage des richesses entre capital et travail, qui n?a cessé de se dégrader ces trente dernières années. Il faut inverser la logique à partir de deux grands axes. La relance du pouvoir d?achat, avec l?augmentation du SMIC à 1500 euros tout de suite, et non en 2012, et, au-delà, de l?ensemble des salaires. Et la relance de l?investissement public et privé, aujourd?hui très bas. Cela demande une grande réforme fiscale qui instaure un prélèvement exceptionnel sur les bénéfices du CAC40 pour 3 milliards d?euros, qui taxe à hauteur de 4 milliards les profits scandaleux de Total...
Entre les cadeaux fiscaux et les exonérations indues, il y a au minimum 30 milliards d?euros à récupérer. Annuler la baisse d?un point d?inflation des dépenses publiques pour 2007, cela fait 2,5 milliards.
Enfin, il faut taxer les actifs financiers pour sortir les collectivités de l?asphyxie. À 0,5%, cela rapporterait 25 milliards d?euros.
Au total, on arrive à 60 milliards supplémentaires à injecter dans l?éducation, la recherche, le logement, les infrastructures ?



Par Section JOIGNY
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Mardi 4 juillet 2006
Pactole pour les riches, aumône pour les pauvres
Deux euros et quarante centimes par mois! Voilà le geste politique, la réalité du “ coup de pouce ” dont se rengorge le pouvoir, le qualifiant d’ “ effort significatif ” en direction des salariés payés au SMIC. Moins de 0,3% au-dessus du minimum légal! Un paquet de café ou trois baguettes de pain, au choix, pour améliorer l’ordinaire des familles les plus modes­tes… Quelle mansuétude! Gageons qu’elles sauront exprimer à leurs bienfaiteurs la reconnaissance qu’ils méritent, le moment venu. Mais pour l’heure un sentiment de révolte s’impose à l’encontre d’une droite qui aura depuis quatre ans multiplié les gestes à l’égard des plus riches et qui aujourd’hui répond par une aumône, pour ne pas dire une injure, à ce que le ministre Borloo a qualifié lui-même de “ demande très forte ” des Français sur le pouvoir d’achat. Et le ministre de ne pas reculer devant l’imposture en prétendant que le SMIC aurait augmenté de 20%, “ la plus forte hausse depuis les accords de Grenelle de 1968! ”, faisant allusion aux nécessaires harmonisations des différents SMIC horaires résultant de la loi sur les 35 heures. C’est ainsi que près de 3 millions d’hommes et de femmes sont condamnés à continuer à “ galérer ” avec moins de 1000 euros mensuels net, dans une conjoncture où le gouvernement se vante d’un regain de croissance.
Le coût d’une revalorisation du SMIC à 1500 euros serait moindre que les sommes empochées l’an dernier par les actionnaires des groupes capitalistes. Cette comparaison citée par Maryse Dumas au nom de la CGT éclaire toute une politique. Car cet argent si généreusement distri­bué aux nantis, dispersé sur les marchés financiers, provient de la richesse créée par les salariés, smicards ou non. Au moment où les porteurs d’actions d’Arcelor s’apprêtent à toucher 8,5 milliards comme dote du mariage avec Mittal Steel, la pingrerie gouvernementale n’en apparaît que plus choquante.
Sarkozy fait mine de s’apitoyer sur la situation des salariés, observant qu’en 25 ans leur pouvoir d’achat n’a presque pas augmenté et n’hésitant pas à fustiger les patrons voyous, les parachutes en or et les retraites chapeaux. Un numéro de virtuosité démagogique pour mieux ensuite plai­der pour un véritable enfer libéral dans lequel le salarié est invité “ à tra­vailler plus pour gagner plus ”, y compris le dimanche, où les heures supplémentaires seront exonérées de charges, où les contrats de travail seront plus souples pour les patrons et où les hommes et les femmes survivant avec les minima sociaux devront accomplir un travail d’utilité sociale (les travaux forcés pour les pauvres?).
Un vrai débat sur les changements à opérer en 2007 s’impose. Loin de la rivalité médiatisée entre un Sarkozy qui gendarme et une Royal au marti­net. C’est le libéralisme fauteur d’insécurité sociale qui doit être com­battu. Et les responsables politiques qui se réclament de ce combat, que ce soit José Bové ou Olivier Besancenot, seraient plus avisés de privilégier ce débat de fond plutôt que de se précipiter dans une course de vitesse à la candidature, au détriment de l’exigence d’union et d’efficacité que les salariés, les chômeurs, le peuple de gauche, qui ont su gagner lors du référendum sur la constitution européenne, nourrissent à l’égard d’un rassemblement antilibéral
Par Section JOIGNY
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Samedi 22 juillet 2006
Sans-papiers . Un parrainage d’ampleur a mobilisé les conseillers régionaux de gauche de la région Rhône-Alpes au cours d’une émouvante cérémonie.
Lyon (Rhône),
correspondance particulière.
Malgré l’été avancé et la canicule, les conseillers régionaux socialistes, Verts, communistes et radicaux de Rhône-Alpes ont voulu prouver que la solidarité tient bon : mercredi dernier, une trentaine d’élus ont en effet parrainé, au siège de la région, quelque 25 enfants et jeunes majeurs sans papiers russes, algériens, géorgiens, congolais, tunisiens, arméniens... Issus de tous les départements rhônalpins, d’une douzaine de nationalités différentes, enfants et adolescents ont tous été déclarés « citoyens français de coeur » au cours d’une émouvante cérémonie clôturée par un pot où les bonbons côtoyaient gâteaux et dattes séchées dans un brouhaha de conversations fraternelles et militantes.
 
ASSOCIATIFSET POLITIQUES
 
Dans la salle, la diversité citoyenne et associative
impressionnait : environ 150 personnes de RESF, d’abord, mais aussi de la Ligue des droits de l’homme, du MRAP, d’associations en lien avec l’immigration comme le Conseil des résidents étrangers lyonnais (CREL) ou les femmes africaines de Conciliabule travaillant sur les enjeux de mémoire, des associations de solidarité internationale aussi, comme le COSI qui défend les droits des enfants du Congo Kinshasa... des militants politiques, enfin, parmi lesquels les communistes, à l’instar de leurs élus, faisaient belle figure. Quant aux filleuls : de renversantes cadettes riaient leur fierté devant des parrains intimidés, tandis que des adolescents, frais embrassés par leurs marraines attendries, dandinaient leur juvénile embarras parmi les travées. Les parents présents, eux, oscillaient entre inquiétude manifeste face à l’avenir et esquisse de soulagement : les élus se battront donc à leurs côtés.
 
« UNIS PAR UN DESTIN COMMUN DE VIE »
 
Ce parrainage régional a été lancé il y a une semaine à peine à l’initiative du groupe PCF et en partenariat avec le Réseau éducation sans frontières (RESF). Il traduit en actes des « voeux » récemment votés en séance plénière par les élus afin de dénoncer la politique d’immigration gouvernementale. « Nicolas Sarkozy, pour se pavaner dans les médias et préparer sa campagne présidentielle, sacrifie en âme et conscience des milliers de jeunes, il piétine l’honneur de la France, s’est indignée la conseillère régionale des Verts Véronique Moreira, une des marraines du jour. Nous, élus, nous devons en retour faire preuve d’exemplarité. Nous montrons par notre acte que nous refusons de voir resurgir certains fantômes du passé. »
Michèle François, de RESF, a insisté sur le contexte douloureux de l’arrivée de ces migrants et sur la richesse qu’ils représentent pour leur société d’accueil. « Nous voulons marquer le renouveau de la solidarité internationale comme valeur française », a-t-elle conclu. Quant à Jean-Michel Bochaton, président du groupe des élus communistes à la région, il a rappelé que tous, Français et sans-papiers, « sommes unis par un destin commun de vie et de parcours sur nos territoires. Nous devons apprendre aujourd’hui à construire collectivement ce destin ». En aparté, François Auguste, vice-président communiste de la région délégué à la démocratie participative, qui présidait la rencontre, se réjouissait : « Je suis persuadé que, après cette bouleversante cérémonie, l’humeur au conseil régional sera différente entre nous quand nous aborderons les sujets internationaux et d’immigration. »
Karine Gantin
Par l'Humanité
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Samedi 29 juillet 2006
Les valeurs suivies à la Bourse de Paris à la mi-séance

PARIS (Reuters) - Liste des valeurs suivies à la Bourse de Paris où le CAC perd 0,5% à 4.974,80 points vers 12h45.

* RENAULT avance de 2,4% après avoir publié une marge opérationnelle de 592 millions d'euros au premier semestre, supérieure aux 548 millions attendus par les analystes, et avoir confirmé sa prévision de marge pour 2006. Surtout, le constructeur a agréablement surpris le marché en se tenant à son objectif de marge fixé pour l'horizon 2009.

* LAGARDERE cède 2% après un chiffre d'affaires de 3,8 milliards d'euros (+1,6%) dans les médias au premier semestre, en ligne avec le consensus, et la confirmation de son objectif de croissance du résultat opérationnel courant 2006 à +3%-7%. Certains analystes mettent en exergue la mauvaise performance d'HFM et s'interrogent sur la réalisation de ses objectifs de marge donnés pour 2007. Le groupe a démenti des informations obtenues auprès de certains analystes faisant état d'un prochain départ de Gérald de Roquemaurel, président de HFM.

* THALES grimpe de 3% après un résultat opérationnel de 317 millions d'euros au premier semestre, supérieur au consensus des analystes, et la confirmation ses objectifs de croissance du chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'exercice.

* SAINT-GOBAIN (-0,6%) a publié des résultats semestriels en forte hausse et légèrement supérieurs aux attentes. Le numéro un mondial des matériaux de construction a également révisé à la hausse ses prévisions de résultat d'exploitation 2006.

* MICHELIN grimpe de 3,6% après un bénéfice net en baisse de 29% millions et un résultat opérationnel en repli de 6,2% à 644,7 millions, inférieur au consensus de 669 millions d'euros publié par le fabricant de pneumatiques, qui a, sans surprise, abaissé son objectif de marge opérationnelle de 8,8% à 8,0%. Cette révision, restée modeste, a rassuré le marché.

* LEGRAND cède 0,6% après avoir fait état d'un résultat net en progression de 6,2% à 63,3 millions d'euros au premier semestre et avoir confirmé ses objectifs 2006.

* FAURECIA cède 1,15%. Le PDG de l'équipementier, Pierre Lévi, a reconnu, selon le parquet de Francfort, avoir été au courant des pots-de-vin versés à des constructeurs.

* SCHNEIDER prend 1,08% après un résultat d'exploitation en hausse de 40% à 944 millions d'euros, supérieur au consensus Reuters de 870 millions d'euros. Le groupe, qui a précisé avoir atteint une croissance interne record de son chiffre d'affaires (+11,3%), a révisé à la hausse sa prévision de croissance du C.A 2006 et a dit tabler sur une hausse de 25% de son résultat d'exploitation.

* GDF cède 0,47% alors quel a confusion continue de régner sur la position des parlementaires UMP concernant le projet de rapprochement GDF-Suez. Une fusion n'est absolument pas envisagée entre les réseaux de transports de GDF et EDF, a déclaré Philippe Auberger, président de la commission de surveillance de la CDC, en réaction au dernier plan proposé le député Patrick Devedjian .

* RHODIA progresse de 2,6% après avoir renoué avec le bénéfice au deuxième trimestre et avoir confirmé ses objectifs de marge d'Ebitda récurrent d'au moins 13% en 2006 et d'un résultat annuel positif après quatre années de pertes

Par Boursorama
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Mardi 22 août 2006
AFFAIRE SEB
                     la jungle capitaliste 
                  contre l’intérêt général

SEB, le premier fabricant européen d’électroménager, a fait son miel sur les ruines encore fumantes de Moulinex dont la plupart des salariés n’ont toujours pas été reclassés.
Après avoir avalé Tefal, Calor, Rowenta, All-Clad aux États-Unis, Lagostina en Italie, Panex au Brésil, voilà qu’en deux semaines, SEB rachète coup sur coup une entreprise américaine, Mirro Wearever, et un groupe chinois, Supor.
Cette acquisition nous est présentée comme le moyen de conquérir de nou­veaux marchés. Mais il s’agit surtout pour les actionnaires d’accumuler du capital pour augmenter toujours plus leurs dividendes. La preuve ! Le cours des actions de SEB à la Bourse a aug­menté d’un coup de 3%. Déjà, ces der­nières années, les actionnaires de ce mas­todonte ont augmenté les rémunérations de leurs actions de plus de 25% et leur PDG vient d’annoncer qu’il veut aug­menter encore de 1 à 2% ses bénéfices.
Ce groupe fructifie grâce à la mise en œuvre d’un plan social chaque année. Alors que les salaires ne représentent en moyenne que 10% de la valeur des pro­duits fabriqués, SEB veut pressurer encore le coût du travail. Voilà pourquoi il n’a que faire des salariés qui ont con­tribué à la prospérité de l’entreprise. Il les jette au chômage, sacrifie des territoi­res pour aller demain surexploiter des ouvriers chinois et réexpédier ses pro­ductions en Europe.
Mieux. SEB s’est développé toutes ces dernières années grâce aux exonérations sociales octroyées par l’État aux entre­prises sur les bas salaires. En même temps qu’il rachète à l’étranger, SEB annonce la fermeture d’au moins trois usines françaises – au Syndicat dans les Vosges, à Fresnay dans la Sarthe, à Dampierre dans le Jura. L’emploi à l’usine de Vernon, dans l’Eure, dimi­nuerait également. Voilà la scandaleuse mécanique capitaliste à l’œuvre.
Comment dans ces conditions la droite au pouvoir ose-t-elle se targuer d’un regain de croissance et de créations d’emplois ? SEB doit des comptes. Restera-t-il demain une filière française et européenne de l’électroménager ? La responsabilité politique, sociale et terri­toriale du pouvoir et de l’entreprise est engagée. En ce sens, un moratoire doit être décidé d’urgence sur les fermetures d’entreprises françaises et les réductions d’emplois envisagées.
Les recherches sur les nouveaux besoins domestiques que pourrait satisfaire ce secteur doivent être rendues publiques. C’est le cas en particulier concernant les investissements nécessaires pour des systèmes de climatisation, de traitement de l’eau ou des déchets ménagers.
Le moment n’est-il pas venu d’instaurer une taxe sociale sur les réimportations effectuées par des groupes comme SEB ? Une telle ressource permettrait d’alimenter un fonds d’amélioration des conditions sociales des travailleurs dans les pays où les activités sont délocalisées.
Le système prédateur des fusions et acquisitions par les plus grands groupes devrait être remplacé par des mécanis­mes de coopérations entre États, régions, entreprises, banques à l’échelle mon­diale.
Les communistes ont proposé de tenir dans chaque région, cet automne, des conférences pour l’emploi, la formation, le développement durable. Elles seront des lieux utiles pour le débat et l’action, pour la sécurisation de l’emploi, le déve­loppement de la recherche et de la for­mation.
SEB est une nouvelle preuve de l’in­compatibilité de la jungle capitaliste avec l’intérêt général. Seul un rassemblement populaire sur des bases anti-capitalistes peut permettre d’inverser ces choix, de défendre l’emploi, la vie régionale, la solidarité entre les hommes et entre les territoires, la coopération entre les pays n
Par PCF
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Jeudi 31 août 2006
 
POUVOIR DACHAT
       la prime pour lemploi (PPE) contre les salaires

Si daucuns en doutaient, lagitation gouvernementale sur le sujet devrait les convaincre : la faiblesse du pouvoir dachat est bien une préoccupation majeure en cette rentrée.
Léquipe Villepin multiplie ces jours-ci les annonces de mesures “ nouvelles ”… quitte à recycler des décisions prises il y a un an. Ainsi du chèque transport (30 euros mensuels, loin de compenser len­volée des prix à la pompe) déjà promis par le même Villepin en septembre 2005. Ainsi de la prime pour lemploi (PPE) qui, claironne le pouvoir, “ sera revalorisée lan prochain ”.
Dun mon­tant de 714 euros pour un salarié céliba­taire avec un salaire proche du SMIC, ce chiffre sera “ encore revu à la hausse et devrait sétablir à 809 euros lan pro­chain ” se vante le ministre du Travail. “ Encore ”? En réalité, cette hausse figure dans le budget 2006 voté il y a un an, qui prévoyait de majorer de 50% en deux ans le montant maximal de la PPE. On laisse entendre aujourdhui que le gouvernement nexclurait pas un coup de pouce supplémentaire en utilisant le surplus de recettes fiscales engendré par la croissance du PIB. En mettant en scène, soit dit en passant, de fausses querelles entre ministres plus ou moins portés sur le social… En vérité, le pou­voir cherche désespérément à se donner une image de justice sociale. Mais la PPE nest guère le meilleur exemple.
Près de neuf millions de foyers modestes touchent cette prime dite “ pour lem­ploi ”. Mis en place par le gouvernement Jospin en 2001, sous limpulsion de Laurent Fabius, alors locataire de Bercy, repris et amplifié par la droite depuis 2002, ce dispositif consiste en un crédit dimpôt accordé aux salariés rémunérés jusquà 1,4 SMIC. La PPE est censée encourager la reprise ou le maintien dans lactivité des actifs à faibles revenus, en compensant la diminution de ressour­ces souvent subie lors du retour en emploi, du fait notamment de la perte daides sociales. Fortement inspirée de limpôt négatif en pratique aux USA, cette mesure fait partie de larsenal libé­ral pour baisser le “ coût du travail ”. Comme les exonérations de cotisations sociales, elle part du principe que ce coût serait trop élevé.
Avec la PPE, il sagit donc de pousser les salariés à accepter des emplois mal payés, souvent précaires, moyennant une petite compensation versée par lÉtat. Trois milliards deuros de fonds publics y sont consacrés cette année. Le pouvoir dachat nen tire au bout du compte guère avantage : le journal La Tribune vient de rappeler que lactuel regain des ménages ne repose pas sur leur pouvoir dachat mais sur leur épargne.
Par contre, avec la PPE, le gouvernement cautionne et encourage la politique de bas salaires (la moitié des rémunérations stagnent au-dessous de 1,6 SMIC) du patronat ainsi déresponsabilisé. À lop­posé de ses discours sur la “ valeur tra­vail ”, il contribue à le dévaloriser.
Les miettes que Villepin sapprête à dis­tribuer sous forme de PPE, chèque trans­port ou allocation dinstallation pour des étudiants laissent bel et bien entière aux yeux des syndicats la question dun relèvement sensible des salaires, dans le privé comme dans la fonction publique où le pouvoir dachat a baissé de 6 à 7% depuis 2000 .

Par PCF
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Jeudi 31 août 2006
CROISSANCE, EMPLOI
rétablir la vérité

Par la magie dun chiffre de lINSEE, tout irait subitement pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Parce que le PIB a progressé de 1,2 % environ au deuxième trimestre, la preuve serait faite et de façon définitive que la politique suivie mènerait le pays sur les traces durables dune croissance perdue, léconomie au mieux de sa forme, le chômage de masse sur la voie de la résorption et le pouvoir dachat au zénith.
La seule ombre au tableau, selon le pou­voir, son porte-parole vient de le redire, serait que “ la gauche gagne ” en 2007. Cest ce qui sappelle vendre la mèche sur les vraies raisons de cet assaut de démagogie. Moins dun an avant les élections présidentielle et législatives, il sagit de se mettre en ordre de bataille. La seule certitude qui puisse naître de ces satisfecit est que la campagne électo­rale est dores et déjà lancée à droite. Il ne sagit pas seulement de tout faire pour rendre le bilan gouvernemental présentable. Il faut marteler lidée que, hors le libéralisme sauvage, il nest pas de politique économique et sociale nationale viable. Et cacher la vérité sur les nouveaux projets en cours et leurs conséquences.
Croissance, emploi, consommation: voilà trois chantiers qui méritent un vrai débat parce quils posent la question de vérita­bles choix de société sur lesquels les Français attendent de vraies réponses, parce quelles conditionnent leur sort. Le rebond de la croissance enregistré au deuxième trimestre repose essentielle­ment sur une conjoncture européenne pour le moins fragile. La France ne con­naît pas plus dembellie de lemploi, chacun sachant à quoi sen tenir sur les statistiques du chômage dune part, la précarité nourrissant lessentiel des pos­tes créés dautre part.
Quant au pouvoir dachat, effet “ coupe du monde ” mis à part, puisque éphé­mère par définition, chacune et chacun peut en mesurer la portée réelle. La France reste un pays de pression sur les salaires et de pauvreté de masse. Les hausses du SMIC tireraient la croissance, ose le porte-parole du pouvoir. Alors, pourquoi ne pas le porter immédiate­ment à 1500 euros? Pis, la prétendue “ relance ” sappuie sur une tendance inquiétante à lendettement des ménages français ; ce dernier atteint 66% de leurs revenus disponibles.
Des millions de nos concitoyens ne peuvent plus, dans un pays développé comme le nôtre, gagner leur vie, répondre à leurs besoins et épargner pour des projets à long terme ou pour faire face aux aléas de la vie. Le bas de laine devient lautre levier fragile dans lequel puiser pour “ consommer ”. La rentrée, avec ses hausses de tarifs en chaîne, en apportera une preuve supplé­mentaire, sil fallait.
Rétablir la vérité sur le bilan réel de ce gouvernement et lui opposer de vraies alternatives est le défi à relever par la gauche dans les mois qui viennent. Des suppressions demplois annoncées encore récemment chez SEB à la volonté de passer une nouvelle fois en force pour livrer GDF aux appétits privés, la question dune politique industrielle audacieuse est posée. Cela suppose de rompre radicalement avec la dilapidation des richesses créées dans ce pays au bénéfice exclusif des appétits financiers.
À un gouvernement qui se propose détrangler les finances publiques comme jamais, en réduisant en valeur réelle le budget de lÉtat et en prévoyant près de 6 milliards de cadeaux fiscaux à la frange la plus privilégiée de son élec­torat, il sagit dopposer un autre usage de largent et des finances publiques.
Croissance, emploi, pouvoir dachat méritent un vrai débat .
Par PCF
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Samedi 2 septembre 2006

Projet de fusion GDF / Suez :  

Service public ou intérêts privés ?    

En décidant de présenter un projet de privatisation de GDF devant le Parlement mi-septembre, le gouvernement revient sur son engagement de 2004, voté par sa propre majorité et n’autorisant pas l’Etat à descendre sous la barre des 70% dans le capital de GDF.  Si demain, une étape majeure et supplémentaire de la privatisation de GDF était franchie, les tarifs du gaz s’envoleraient encore. Ainsi que les bénéfices et la rémunération des actionnaires.

 

Vouloir fusionner GDF et Suez, ce n’est pas mettre à l’abri, l’ensemble, d’une OPA hostile. Ce n’est pas en faire un grand groupe gazier : l’activité gaz de Suez ne représente que 25 % de celle de GDF. C’est en revanche vider les caisses du service public GDF pour les actionnaires de Suez. C’est supprimer les emplois en doublon dans les deux entreprises comme c’est le cas pour toutes les fusions. C’est accepter les contreparties demandées par Bruxelles dans sa lettre de « griefs » et céder à la concurrence des activités importantes de l’ensemble fusionné.

 

Il faut arrêter le projet gouvernemental et examiner toutes les pistes pour protéger les activités et les salariés de Suez d’une opération financière hostile, sans privatiser GDF.

 

Chacune, chacun a droit à l’énergie

 

Se chauffer et s’éclairer convenablement, pouvoir laver et repasser son linge, disposer de réfrigérateurs et de climatiseurs économes en énergie, avoir accès aux outils de communication, vivre tous les jours nécessite un accès équitable à l’énergie. C’est pourquoi l’énergie ne doit pas être une marchandise comme une autres mais constituer un bien commun répondant aux besoins des femmes et des hommes. Elle ne doit pas servir à l’accumulation de bénéfices pour quelques-uns.

 

·                      Marchandiser l’énergie, le gaz, c’est priver la société des moyens de répondre à des besoins essentiels pour l’économie, l’industrie, les coopérations internationales ;

 

·                      Marchandiser c’est priver les êtres humains de leurs droits, dégrader la qualité de service et la sécurité, aggraver les inégalités, sacrifier l’emploi, le social, et l’environnement ;

 

·                      Marchandiser c’est libérer les prix  et donc exclure une partie de la population du droit à l’énergie. C’est ainsi que d’avril 2005 à avril 2006 le prix de l’électricité produite par le secteur privé a vu ses tarifs augmenter de 48% en France et que l’écart des prix avec EDF atteint 66%.

 

Un pôle EDF-GDF 100% public

 

La gauche revenue au pouvoir doit prendre l’engagement d’abroger toutes les mesures de privatisation prises par la droite mais également de créer les conditions d’un véritable service public de l’énergie en France comme au niveau européen.

 

Dans ce sens, nous avançons quatre propositions pour une alternative à la privatisation :

 

·        Geler immédiatement la privatisation de GDF et la fusion avec Suez ; engager un débat contradictoire et public sur l’avenir de la politique énergétique associant toutes les parties concernées : élus, syndicats, usagers ;

 

·        Créer Energies de France en fusionnant EDF et GDF, à 100% public et en constituant un pôle public de l’énergie, instrument indispensable d’une politique énergétique cohérente et maîtrisée ;

 

·        Renforcer la présence des organismes publics dans le capital de Suez (Caisse des Dépôts & Consignations, COGEMA, etc.) pour éviter  le risque réel d’OPA sur Suez ;

 

·        Garantir la sécurité d’approvisionnement et la stabilité des tarifs ; l’Europe est confrontée à plusieurs défis sur l’énergie : elle doit faire face au risque de pénurie, Pour y répondre, il faut sortir de la logique de guerre économique et des fusions-absorptions destructrices pour l’emploi et incapables de répondre aux besoins. Une politique énergétique coordonnée et ambitieuse implique l’arrêt du processus de libéralisation. A l’inverse de la concurrence actuelle, il s’agit au contraire d’organiser la coopération entre producteurs.

 

Avec une forte mobilisation des usagers, des élus des citoyens, des syndicats gaziers et électriciens il est possible de stopper la disparition de GDF.

Mobilisons-nous pour contribuer avec les salariés de ces secteurs à la réussite de l’appel intersyndical à une journée d’actions et de manifestations le 12 septembre 2006 .

 

Signons, faisons signer massivement la pétition des députés communistes et républicains qui sont déterminés, en s’appuyant sur votre mobilisation et votre action, à faire échec à ce projet de loi. Ils demandent l’ouverture d’un débat national et l’organisation d’un référendum.

Par PCF
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Mercredi 6 septembre 2006

Remboursement de la prime pour l'emploi : Réaction du PCF

 

250 000 foyers bénéficiaires de la prime pour l’emploi (PPE) et qui ont opté pour la mensualisation se trouvent aujourd’hui piégés par ce dispositif, parce que leur situation a changé.

Ceux d’entre eux qui se retrouvent au chômage, comme ceux dont le salaire, aussi faible soit-il, a augmenté, seraient obligés de rembourser un « trop perçu ». C’est inique s’agissant des gens qui se retrouvent au chômage et qui devraient, au contraire, bénéficier d’un soutien accrû, y compris, pour pouvoir rechercher un emploi.
C’est pervers s’agissant de ceux qui, en quelque sorte, se retrouvent ainsi sanctionnés de connaître une amélioration de leur salaire. Dans ce cas la PPE mensualisée fonctionne comme une incitation à refuser une augmentation.

Le PCF se félicite d’avoir condamné ce dispositif inégalitaire et pervers de subventionnement d’emplois à très bas salaires.

Nous demandons l'annulation du remboursement du « trop perçu » pour les bénéficiaires mensualisés de la PPE ayant perdu leur emploi. Cette mesure de remboursement est un piège injuste pour des familles à faible pouvoir d'achat.
Pour les autres, chaque situation doit être examinée en vue, soit d’une annulation du remboursement demandé, soit d’un étalement négocié conforme aux possibilités de chaque intéressé.

Parti communiste français
Paris, le 5 septembre 2006.

Par PCF
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Jeudi 7 septembre 2006
BAISSE DES CHARGES
encore 640 millions deuros
de cadeaux pour les patrons

Le Premier ministre entend “ garder le cap ” de sa politique ultralibérale de baisse du coût
du travail au nom de
“ l
emploi ”.
Lors de sa conférence de presse de ren­trée, à Troyes, il a dévoilé de nouveaux dispositifs dallègement des cotisations sociales pour les employeurs. Suivant le cap indiqué par Chirac début 2005, pour qui, “ dici trois ans, il ne devrait plus y avoir de charges sociales pour les entre­prises au niveau du Smic ”. de Villepin a décidé dexonérer complètement les entreprises de moins de 20 salariés. La mesure entrera en vigueur au 1er juillet 2007. 640 millions deuros de nouveaux cadeaux en année pleine viendront ainsi gonfler les 23 milliards dallègements déjà programmés. Une inflation dénon­cée par la Cour des comptes, mettant en cause lefficacité du dispositif.
Devançant la tenue de la prochaine con­férence sur les revenus avec les partenai­res sociaux, il a indiqué le sens de la “ réflexion ” quil entend impulser. “ Faut-il poursuivre les hausses de Smic au risque de concentrer les salaires fran­çais à ce niveau ” sest-il interrogé, ou bien poursuivre la “ hausse de la prime pour lemploi, PPE ”, portée à 940 euros en 2007 et financée sur les deniers publics ? La voie est ouverte pour un gel du salaire minimum dans les prochaines années.
Dans la même veine, de Villepin a annoncé un projet de loi sur la participa­tion des salariés aux résultats de lentre­prise, avec la création dun “ dividende du travail ”... Celui-ci pourrait prendre la forme de “ distribution dactions gra­tuites ” par les directions dentreprises comme réponse au pouvoir dachat.
La plupart des nouvelles mesures laissent interrogatifs sur leur financement. Le chef du gouvernement et son ministre des Finances ont confirmé que lintégra­lité des excédents budgétaires dégagés en 2006, actuellement évalués à 3 mil­liards deuros, serait affectée au désen­dettement dont la baisse devrait avoisiner les 2 points de PIB cette année selon Bercy.
Le financement des annonces sur le pouvoir dachat sera reporté sur 2007. Avec quelle marge ? Mystère, le gouver­nement sétant engagé à réduire les dépenses publiques, à financer la coû­teuse réforme de limpôt sur le revenu favorable aux plus hautes tranches et à contenir la dette publique… .
Par PCF
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 1,5 million d’euros

c’est le montant des indemnités négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l’UIMM

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