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PCF

Mardi 9 mai 2006
L’IMMIGRATION SELON SARKOZY
la même matrice libérale que le CPE
MANIFESTATION LE 13 MAI
Le projet de loi Sarkozy
est scandaleux vis-à-vis des immigrés, il est dangereux
pour la France.
Le ministre de l’Intérieur, en jetant ouvertement ses filets dans les eaux troubles du FN et de de Villiers, affirme s’adresser à ceux de nos compatriotes “ pour qui l’immigration est une source d’inquiétude pour leur sécurité, leur emploi, leur mode de vie ”. Mais ce n’est pas seulement une démarche élec­toraliste. Car l’immigration “choisie”, c’est d’abord un modèle économique et un leurre sémantique. Une tricherie avec le langage. Qui choisit? L’immigré? Évidemment non. Le choix, c’est celui qui répondra aux besoins, ajustables en permanence, d’une économie tournée entièrement vers la rentabilité financière, allant chercher, chez les centaines de millions de pauvres vivant hors des murs de la citadelle France ou Europe, ceux dont elle aura besoin un temps pour s’en séparer aussitôt après usage.
Discuté au Parlement peu après la grande victoire contre le CPE, le projet Sarkozy sur l’immigration vient de la même matrice libérale. Le CPE voulait faire des jeunes des immigrés de l’inté­rieur et avait une évidente vocation à être étendu à l’ensemble des contrats de tra­vail. Le talon de fer de la loi sur l’immi­gration est dans la logique d’une remise au pas de l’ensemble de la société, des hommes et de l’économie. Il vient pro­clamer que les hommes ne sont rien d’autre qu’une marchandise et une variable d’ajustement dans les combats planétaires du capitalisme mondial. Que cela s’applique à tous et que ce sera le meilleur des mondes.
Bafouant des décennies d’universalisme, notre pays dresserait des remparts contre l’envahisseur ? Comme si l’apparente certitude d’être protégé, selon le minis­tère de l’Intérieur, “ des squats, des ghet­tos, des phénomènes de bande, des vio­lences urbaines ” appelait l’exclusion de l’autre, de l’étranger, du différent. La France de Sarkozy n’est nullement la France de la sérénité. C’est un pays de la peur, paranoïaque. Il en joue, il s’en sert car tout, pour la droite qu’il incarne, vaut mieux que l’engagement lucide et conscient de millions de citoyens dans des combats transformateurs.
La naïveté n’est pas de mise. Le prési­dent de l’UMP a tiré ses leçons de la bataille du CPE. Il croit le moment venu de pousser les feux de la division, de la xénophobie, d’entraîner la pensée fran­çaise toujours plus à droite en terrain boueux. Il n’y a pas d’incompatibilité entre cette volonté et le remodelage libé­ral en cours. Les deux sont complémen­taires et ont un dénominateur commun. La démocratie les gêne. Face aux révol­tes, aux mouvements sociaux, face au peuple, on sent la tentation, selon des mots d’Aragon, de cet “ arbitraire qu’on finit par trouver naturel dans une place assiégée ”. Les forteresses enferment aussi sûrement ceux qui sont à l’inté­rieur qu’elles ne les protègent du monde extérieur.
La liberté, ce n’est pas la schizophrénie et l’enfermement, mais la rencontre de l’autre. C’est aller vers l’autre en multi­pliant les coopérations avec le Sud, c’est construire la France avec ses immigrés, dans la citoyenneté de tous, avec le droit de se syndiquer, de faire de la politique, de voter, de vivre avec sa famille, le droit d’être un sujet libre au pays des droits de l’homme.
 
Le PCF, membre du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, appelle à la manifestation nationale, le 13 mai à Paris, place de la République à 15 h. Contre toutes les formes de discrimina­tion, de précarisation, de division : régu­lariser tous les sans-papiers; permettre le droit de circulation, légalité de droits; reconnaître le droit de vote et la citoyen­neté de résidence à toutes les élections .
 

 

 
Par PCF
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Jeudi 11 mai 2006
 

Le gouvernement a mis en place une série de mesures parmi lesquelles la tarification à l'activité pour l'hospitalisation publique et privée, et la procédure d'affectation des praticiens au sein d'un pôle au niveau local.

Pour le Parti communiste, l'hôpital public doit permettre le droit à l'excellence pour toutes et tous dans le cadre d'un système de santé solidaire. Le PCF exige le retrait du plan hôpital 2007.
Les mouvements de grève des médecins hospitaliers et, demain, des infirmiers expriment avec force un rejet de la politique de la santé menée par le gouvernement et dénonce la précarisation et le manque de moyens qui frappent notre système de santé.

Le Parti communiste français soutient la mobilisation des médecins hospitaliers et des infirmiers pour faire reculer la logique implacable et l'acharnement du gouvernement à détruire l'hopital public et à transférer au privé l'ensemble des activités rentables.

Parti communiste français

Par PCF
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Samedi 13 mai 2006
 Nicolas Séné, demandeur d’emploi, Toulouse (Haute-Garonne).
Traques incessantes d’une minorité par la police française, délation recommandée pour le bien du pays, rétention d’individus dans des centres fermés et surveillés par les forces de l’ordre... Ceci n’est pas une description d’activités douteuses qui se sont passées en France il y a soixante ans. Mais bien la réalité d’aujourd’hui, en 2006, provoquée par une loi d’un ministre de l’Intérieur xénophobe.
En effet, dès le 30 juin 2006, les enfants de sans-papiers, scolarisés pour la majorité d’entre eux depuis de nombreuses années dans notre pays, deviennent la cible d’une loi démagogique et raciste qui veut les expulser sans ménagement dans le pays d’origine de leurs parents. Les risques pour eux sont multiples : excisions, mariages forcés, menaces explicites exprimées envers leurs parents... Autant d’exemples qui prouvent que la place de ces familles est ici, en France, la patrie, soi-disant, des droits de l’homme.
 
Aucun citoyen français ne peut maintenant ignorer cet état de fait et il est de notre responsabilité de réagir. Éducation sans frontières propose une pétition (1) pour apporter aide et soutien à ces enfants qui, de par leur origine, devraient être envoyés à la pauvreté et au misérabilisme d’un monde carnassier. Le temps est à la responsabilité et à la désobéissance civile pour ne pas, qu’un jour, nos propres enfants nous disent : « Mais pourquoi tu n’as rien fait ? » La mobilisation doit être immédiate pour des familles qui, en souhaitant rester, nous prouvent qu’eux, au moins, aiment la France pour les idées et les valeurs qu’elle représente : « Liberté, égalité, fraternité ».
www.educationsansfrontieres.org
Par JOSSELIN
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Samedi 13 mai 2006
Par JOSSELIN
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Mardi 16 mai 2006
 EADS/ SOGERMA 6 000 emplois menacés tout pour l’actionnaire !

Faut-il laisser les actionnaires d’entreprises bénéficiaires de fonds publics tailler à leur guise dans l’emploi industriel en France?
La question est posée après le couperet qu’a laissé tomber le conseil d’adminis­tration d’EADS. Du haut de leurs fau­teuils de cuir, ces messieurs ont décidé d’“ arrêter ” les activités bénéficiaires sans perspective de rentabilité ”, ce qui “ devrait conduire à l’arrêt des activités d’EADS Sogerma services sur le site de Mérignac ”. 6000 emplois directs et indirects sont menacés.
Chaque semestre, désormais, tombent les “ records ” boursiers en tout genre: record du cours du CAC 40, record des profits, record des dividendes versés aux actionnaires. L’annonce de ces chiffres-là croise les annonces de suppression de postes, de fermetures d’usines pour cause de délocalisatio. Le tout s’accom­pagne des mesures sociales chaque fois plus régressives prises par le gouverne­ment. Alors, la faute à la “ mondialisa­tion ”? Autant dire la faute à pas de chance, verser quelques larmes de fausse compassion et passer à autre chose. Dans une spirale de déclin sans fin.
Avec la Sogerma à Mérignac, filiale du géant EADS, nous ne sommes pas dans le cas d’une petite PME de main d’œu­vre confronté à la concurrence “ libre et non faussée ” du tiers monde. Ouvriers hautement qualifiés, techniciens et ingé­nieurs qui ne le sont pas moins compo­sent l’effectif de l’entreprise. Alors pour quelle raison EADS ferme-t-il Méri­gnac?
Le 8 mars dernier, le PDG du groupe annonçait les résultats 2005. “ Les meil­leurs de son histoire ”. Deux milliards d’euros de profits auxquels s’ajoute un “ trésor de guerre ” d’environ 5,5 mil­liards d’euros. Les actionnaires sont les bénéficiaires directs de l’opération: leur rente augmentera d’environ 30%. Pour le reste, le groupe envisage de coûteuses acquisitions, en particulier dans le domaine militaire, et taille dans ce qui rapporte moins de 10% de profits annuels supplémentaires. Les salariés de la Sogerma sont censés payer l’addition d’une réorientation stratégique du groupe vers le plus rentable le plus vite pour les actionnaires.
Quant aux résultats déficitaires de l’en­treprise aquitaine, dans quelle mesure n’ont-ils pas été organisés pour le deve­nir? Une partie étant d’ailleurs “ provi­sionnée ” pour financer la liquidation de l’emploi! La concentration sur le cré­neau étroit d’aménagement d’avions de luxe a plombé l’activité. Pourquoi avoir construit un hangar d’accueil de pièces de l’A380 d’un coût de 18 millions d’euros pour fermer le site quelques mois plus tard? La délocalisation d’une partie de la maintenance militaire au Portugal et en Afrique du Nord a délesté d’autant le site de la Sogerma. La mise en concurrence des deux sites français et allemand de la Sogerma et le choix in fine du second, déjà en surcharge, au détriment du premier, signe ce choix de rentabilité strictement financière, fût-ce au prix de questions sur ses conséquen­ces sur la sécurité du transport aérien. Alors que du travail, il peut en exister pour les salariés des deux pays.
L’État est actionnaire d’EADS. Le ministère de la Défense est son client et pourrait choisir de faire entretenir ses avions à Mérignac dont l’Airbus mili­taire, rendant tout à fait “ rentable ” le site. 10% à 20% du hangar de l’A380 ont été financés avec des fonds publics. EADS et ses actionnaires ont des comp­tes à rendre. Les pouvoirs publics ont leur mot à dire. Les salariés ont besoin d’un large soutien et le gouvernement doit être mis en face de ses responsabili­tés. L’appétit sans fin des actionnaires ne peut continuer de faire loi n

Par PCF
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Mercredi 17 mai 2006
 
Conseil de Paris
Séance des 14 et 15 mai 2006
 
Vœu présenté par Nicole BORVO, Catherine GEGOUT
Et les éluEs du groupe communiste
Concernant les menaces d’expulsions de jeunes étrangers
et de leurs parents sans papiers après le 30 juin
 
 A partir du 30 juin prochain, date de la fin de l’année scolaire, des milliers d’enfants et de jeunes majeurs scolarisés sans papiers et leurs parents seront sous la menace d’une expulsion du territoire français.
 
Cette menace suscite une grande émotion et une grande mobilisation dans le pays et en particulier dans les établissements scolaires où ces jeunes étudient, d’autant qu’auparavant, ces jeunes pouvaient poursuivre leur scolarité normalement et obtenaient le plus souvent la régularisation de leur séjour en France.
 Partageant la vie de leurs camarades, ils souhaitent pour l’immense majorité d’entre eux rester en France et ne pas retourner dans un pays qu’ils ne connaissent pas ou plus. Par ailleurs, quand ce ne sont pas les jeunes majeurs qui sont directement visés, cela peut être la situation irrégulière de certains parents qui met en péril l’avenir de ces élèves.
Dans cette logique de plus en plus d’entre eux revendiquent notamment le droit de vivre avec leurs parents, d’avoir un niveau de vie décent et une véritable éducation que la convention des droits de l’enfant garantit en ses articles 9, 27 et 28.
 
 En vue de donner une chance à ces jeunes de continuer leur scolarité comme n’importe quel autre enfant, il s’agirait de prévoir une protection pour eux et leurs parents au moyen d’une régularisation de leur situation administrative. A défaut, l’intérêt des enfants serait bafoué ainsi que leur droit à l’éducation. Compte tenu de tous ces éléments il est essentiel d’organiser à tous les niveaux la nécessaire solidarité avec ces jeunes et leurs parents.
C’est pourquoi sur proposition de Nicole Borvo et des élus du groupe communistes, le Conseil de Paris émet le vœu que :
“ les mairies d’arrondissements soient des lieux de veille contre l’expulsion de ces personnes à partir du 30 juin prochain. ”
Par Groupe Communiste Conseil de Paris
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Samedi 17 juin 2006
Il y a un gouffre entre ce que vous attendez, ce que vous exprimez dans les luttes sociales, et les politiques menées depuis des décénies.

Et la gauche en qui beaucoup ont placé un espoir, à trois reprises a beaucoup déçu.

Nous-mêmes n’avons pas toujours été à la hauteur de ces espoirs.

Depuis trop longtemps, les volontés de changement n’arrivent pas à se traduire dans les urnes. Nous voulons mettre fin à cette situation qui blesse la démocratie et provoque tant de mal-vie. Il y en a assez du renoncement, de la violence sous toutes ses formes, du dépérissement des droits, de la crise économique, sociale et démocratique.

Il faut rompre avec les logiques libérales et capitalistes qui nous conduisent à des malheurs grandissants.

La question de 2007, n’est pas de savoir comment se dénoueront les chocs des ego présidentiels, plutôt : sera-t-il possible, cette fois-ci, d’élire une politique qui change vraiment la vie ?

Y aura-t-il un moyen pour vous d’exprimer vraiment votre voix ?

Y aura-t-il un moyen de se rassembler majoritairement sur un projet vraiment courageux ?

J’ai la conviction que c’est possible. À condition de ne pas se figer dans les clivages du passé et les habitudes. À condition d’en finir avec ce bipartisme et ces alternances sans perspectives. À condition de chercher à rassembler toutes les énergies antilibérales pour bouleverser la donne. Ce n’est pas une douce folie, ce n’est pas du vent : le 29 mai, c’est cela que nous avons fait ensemble. Et nous avons gagné. Tout cela ne peut pas rester lettre morte. Il y a devant nous une chance historique, et des attentes immenses.

Lors de leur congrès, les communistes ont lancé un appel à toutes les forces, à tous les hommes et les femmes qui veulent en être dans leur diversité, pour construire un grand rassemblement populaire et antilibéral.

Mais pour que cela ait lieu, il faut que les citoyennes et les citoyens interviennent, qu’ils disent ce qu’ils souhaitent. Dans les forums, dans les rencontres publiques de la gauche, nous vous invitons à venir nombreuses et nombreux pour apporter votre pierre à cette dynamique. Pour réussir, ensemble, nous avons besoin de tous. Je m’adresse à vous, parce que sans vous, cela risquerait fort de ne pas se faire et surtout, cela n’aurait pas de sens. La politique, la gauche, doivent être votre propriété.

Construisons ensemble un programme à partir des luttes, du bouillonnement de débats qui se fait jour depuis près d’un an. Et construisons ensemble, pour les législatives et la présidentielle, des candidatures capables de porter ce programme, capables d’incarner ce rassemblement dans sa diversité de forces politiques et sociales et de personnalités. Pour la Présidentielle, qui empoisonne la vie politique, nous proposons qu’un homme ou une femme issu de notre parti puisse incarner cela, à la façon dont nous l’avons fait lors de la campagne du référendum : en garantissant la place de chacune et chacun, en travaillant à une nouvelle
victoire partagée. Il faut en débattre et lever les blocages.
Si nous parvenons à constituer ce rassemblement, avec la volonté de faire bouger toute la gauche, et de donner toute sa place à la dynamique populaire antilibérale, alors nous pourrons battre la droite et réussir à gauche en changeant vraiment et enfin la vie.

J’ai espoir. Beaucoup d’espoir. Je sais que par le passé la politique vous a beaucoup déçu, en ne répondant pas à vos besoins, vos attentes, vos aspirations. C’est à cela que nous voulons mettre fin.
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Marie-George Buffet : mes sept propositions pour commencer à changer vraiment la vie

Lutter vraiment contre la précarité, agir pour une croissance humaine respectueuse de notre planète, étendre les droits des individus, les solidarités, agir pour de nouveaux rapports en Europe et dans le monde c’est une nécessité absolue.
Dans cette perspective, je propose 7 objectifs prioritaires et trois moyens pour réussir.

1. S’attaquer vraiment au chômage et à la précarité en faisant de l’emploi et de la formation la première priorité nationale :

• Après la victoire contre le CPE, une grande ambition pour le travail des jeunes :
- Abroger la loi dite “d’égalité des chances”.
- Des CDI pour toutes et tous avec période de formation si nécessaire et transformation des CDD et Interim en emploi stables.
- Une allocation pour accompagner les jeunes vers leur autonomie.
• Créer une “Sécurité d’emploi ou de formation” pour tous, assurant l’emploi ou la formation avec maintien d’un bon revenu à chacun tout au long de la vie.
• Donner aux travailleurs de nouveaux pouvoirs notamment dans l’entreprise.
• Favoriser la création d’emploi par une politique industrielle et de service dynamique, l’investissement massif dans la recherche.
• Reprendre une politique de réduction du temps de travail, vraiment créatrice d’emploi, avec l’abrogation des lois Fillon et l’amélioration des lois Aubry.

2. Salaires : un relèvement massif du pouvoir d’achat populaire :

• SMIC : 1 500 euros bruts par mois pour 35 heures.
• Fonctionnaires : + 5 % pour toute la grille indiciaire.
• “Grenelle des salaires, des pensions et retraites, des qualifications et de l’emploi”.
• Relèvement de tous les minima sociaux.

3. Un nouvel essor des droits sociaux pour enrayer l’insécurité sociale :

• Une sécurité sociale universelle, allant vers le 100 %, mettant la santé à l’abris des appétits des assurances privées.
• Le droit à la retraite à 60 ans, après 37,5 annuités, avec 75 % du salaire des 10 meilleures années.
• Un service public de l’habitat pour tous, la construction de 600 000 logements de qualité à loyers modérés en cinq ans.
• Un fonds national de lutte contre les inégalités scolaires, le recrutement de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d’accompagnement en cinq ans.
• Une politique culturelle pour tous bénéficiant du 1 % du PIB.

4. Étendre et démocratiser les services publics :

• Engager un vaste plan de reconquête et d’extension des services publics ;
• Revenir sur les privatisations, notamment EDF-GDF, ports, autoroutes ;
• Démocratiser la gestion des services publics.

5. La lutte contre les discriminations doit être déclarée grande cause nationale pour toute la durée de la législature :

• Discriminations racistes, sexistes, anti-jeunes à l’embauche et au travail : plan national de lutte. Égalité hommes-femmes : mesures contraignantes dans la vie professionnelle et généralisation de la parité dans les institutions.
• Laïcité : création d’un Haut conseil de la laïcité.
• Droit de vote et d’éligibilité pour les résidents étrangers, après trois ans de séjour pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales.

6. Vivre librement dans la sécurité :

• Prévention : police de proximité, protection judiciaire de la jeunesse.
• Justice : grande réforme avec les moyens nécessaires, réforme pénitentiaire axée sur la réinsertion.
• Abroger toutes les lois répressives qui mettent en danger les libertés.

7. Garantir la souveraineté alimentaire,agir pour un développement durable et solidaire :

• Prix agricoles : prohiber le dumping au niveau mondial, et renouveler la “politique agricole commune” européenne avec l’objectif de prix agricoles rémunérateurs pour les paysans.
• Protocole de Kyoto : la France et l’Europe doivent agir résolument pour son application.
• Créer un service public de l’eau du niveau local jusqu’au niveau européen et mondial.
• Une politique énergétique favorisant la diversification d’énergies non productrices de gaz à effet de serre (énergies renouvelables et énergie nucléaire 100 % publique).

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Se donner les moyens de réussir

1. Il faut maîtriser l’argent, l’utiliser et le répartir autrement, mobiliser tous les moyens pour un nouveau type de croissance, fondé sur la satisfaction des besoins sociaux et humains.

• par la fiscalité : alléger les impôts sur les petits et moyens salaires et augmenter fortement ceux des plus riches ; baisser la TVA sur les produits de premières nécessités ; par l’extension des cotisations sociales aux produits financiers et leur modulation incitative à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés.
• par l’orientation sélective du crédit vers les productions utiles et le développement de l’emploi, la mobilisation de l’épargne.

2. Il faut créer, collecter et répartir l’argent autrement par la fiscalité, le crédit, la mobilisation de l’épargne ainsi que par des cotisations sociales étendues aux produits financiers et incitatives à la création d’emplois qualifiés et bien rémunérés.

3. Il faut donner plus de pouvoirs aux citoyens et aux salariés pour faire entendre et respecter l’intérêt général :

• Une VIème République, fondée sur une démocratie pleinement participative, redonnant sa valeur à la politique.
• Une démocratie sociale permettant d’en finir avec le pouvoir absolu des actionnaires sur l’entreprise.

4. Il faut mettre le poids et l’autorité de la France, en Europe comme dans les institutions internationales, au service d’une autre mondialisation :

• Il faut profondément démocratiser les institutions européennes, notamment la Commission, la Banque centrale et la Cour de justice.
• L’Euro et la Banque centrale européenne doivent s’attaquer aux diktats des marchés financiers pour progressivement reprendre le contrôle public de l’utilisation de l’argent. L’Union Européenne doit mettre en cause la “libre circulation des capitaux”.
• Il faut réguler et maîtriser le développement des échanges commerciaux que l’OMC cherche à libéraliser à outrance. L’Europe peut se fixer l’objectif d’une alliance stratégique et durable avec tous les pays qui le souhaitent, notamment ceux du Sud, pour faire émerger des règles plus solidaires et responsables dans les relations internationales.
Par PCF
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Mardi 4 juillet 2006
Fraternité, métissage et diversité

“ Vive la Franc e, pas celle que Le Pen veut, mais la vraie ”.
Cette réplique de Lilian Thuram à la dernière provocation raciste du chef de l’extrême droite, combien de fois l’avons-nous entendue, déclinée de diverses manières, en ces dernières chau­des nuits de victoires françaises au Mon­dial de football ! “ Vive la France ! ”, “ Allez les Bleus ”, criés par des jeunes explosant de joie dans les quartiers populaires de Seine-Saint-Denis ou des quartiers nord de Marseille. Des jeunes qui ressemblent tant à leurs héros, aux Zidane, Vieira, Ribery, Henry et tous les autres, à la France d’aujourd’hui, loin des fantasmes dangereusement entrete­nus par les faiseurs de peur de tout bord.
En 1998, le triomphe des Bleus semblait avoir provoqué enfin une large recon­naissance de la richesse qu’apportent la diversité et le métissage de notre société, résumée alors par l’expression imagée : black, blanc, beur. Cette prise de cons­cience fut éphémère, vite battue en brè­che par des politiques de discrimination et de stigmatisation de l’immigration, scandaleusement associée à l’insécurité et à la délinquance. Ces jeunes qui vibrent pour l’équipe de France et agi­tent le drapeau tricolore sont les mêmes que ceux qui se sont sentis insultés lors­que Sarkozy évoqua les “ racailles ” et promit le nettoyage au Karcher, ceux qui subissent des contrôles au faciès. Ces jeunes donnent aujourd’hui une leçon magistrale à un ministre de l’Intérieur postulant à la plus haute charge de l’État, qui a repris à son compte le slo­gan du FN, “ La France, aimez-la ou quittez-la ”.
À la vérité, le chef de l’UMP s’est-il vraiment demandé s’ils aimaient la France, ces écoliers et collégiens dont les parents sont privés de papiers et qui sont menacés d’expulsion en cette fin d’an­née scolaire ? Un saisissant contraste oppose le climat de fraternité joyeuse qui semble gagner des millions de Fran­çais en ces jours de coupe du monde et la politique d’un gouvernement qui a oublié ce qu’humanité veut dire. Après la loi CESEDA, qui fait de l’immigré une ressource pour le patronat, que l’on choisit selon les besoins de celui-ci, à qui l’on tente d’empêcher le mariage en France et dont l’expulsion vers le pays d’origine est facilitée, la traque des enfants de sans-papiers constitue une nouvelle honte pour la France.
Mais Sarkozy a nettement sous-estimé la colère qu’allait provoquer sa décision. Ces enfants ont été placés sous protec­tion citoyenne dans chaque école, dans chaque quartier. Avec le Réseau éduca­tion sans frontières, des milliers de citoyens, élus de gauche, syndicalistes, enseignants parrainent des enfants, s’en­gagent à les soutenir, à les accompagner et le cas échéant à les cacher, au risque de s’exposer eux-mêmes à des poursui­tes judiciaires. Devant un acte de résis­tance civique d’une telle ampleur, souli­gnée par les dizaines de milliers de manifestants qui ont défilé samedi à Paris et dans d’autres villes, le gouverne­ment se voit contraint de manœuvrer en recul, laissant espérer des régularisations aux familles qui en feront la demande, selon des critères toutefois fort imprécis. Au-delà de la date butoir du 13 août, la chasse aux enfants peut s’ouvrir et si la vigilance populaire se relâche les milliers de familles qui ont attendu de longues heures devant les préfectures risque­raient de s’être précipitées dans la gueule du loup.
Tout cela ne serait pas très sportif et les Français, rassemblés derrière une équipe incarnant la fraternité et la diversité, ne sauraient laisser des gendarmes se saisir des enfants d’immigrés.
Par PCF
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Samedi 29 juillet 2006

Affaire Landis. Réaction de Marie-George Buffet.

Le vainqueur du tour de France 2006, l'américain Floyd Landis, a donc été contrôlé positif à la testostérone après sa victoire d'étape à Morzine. Tout en attendant les résultats de la contre-analyse demandée par le coureur et tout en respectant la présomption d'innocence, il s'agit de nouveaux points marqués contre le dopage et contre ces sportifs dont l'impunité a longtemps été totale.

Beaucoup avaient espéré, après l'exclusion de l'épreuve de tous les coureurs impliqués dans le réseau du docteur Fuentes, un Tour du renouveau et de l'espoir. Leur découragement est aujourd'hui réel.

Cette affaire nous montre certes que le dopage est loin d'avoir disparu. Mais l'efficacité grandissante de la lutte antidopage nous donne aussi des arguments pour amplifier cette bataille et persévérer dans cette voie. Dans le cyclisme évidemment, mais aussi dans tous les autres sports. Le voile pudique jeté par la FIFA et les organisateurs de la dernière coupe du monde de football sur le problème du dopage était à ce titre aussi irresponsable que regrettable. C'est bien pourquoi il est plus que jamais nécessaire de donner plus de poids et de visibilité aux actions de l'agence mondiale antidopage (AMA).

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
ancienne ministre de la Jeunesse et des Sports

Paris, le 27 juillet 2006.

Par PCF
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Samedi 29 juillet 2006

 

Conférence de Rome. L'attentisme des puissances, la mort et les destructions au Liban

Le Parti communiste français s'insurge devant l'incapacité de la communauté internationale à imposer un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel au Liban. Le compromis minimaliste dégagé à Rome est au final un simple feu vert donné à Israël pour parachever la destruction du Liban.

La responsabilité des Etats-Unis, à l'origine du blocage des négociations, est clairement engagée. Le « nouveau Moyen Orient » qu'appellent de leurs voeux les dirigeants américains ressemble de plus en plus, au vu de l'évolution dramatique de la situation en Irak, à un tapis de ruines et un simple déferlement de violences.

Cette guerre doit cesser immédiatement. Le PCF réitère à cette fin ses exigences : l'arrêt des bombardements, le retrait des forces israéliennes du Liban et de Gaza, la libération des soldats israéliens, des ministres et élus palestiniens détenus depuis le début de la crise et l'arrêt des tirs de roquettes du Hamas et du Hezbollah.

Parti communiste français

Paris, le 27 juillet 2006.

Par PCF
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Le chiffre du jour

 1,5 million d’euros

c’est le montant des indemnités négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l’UIMM

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