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FONCTION PUBLIQUE

Samedi 29 avril 2006

LOI CESEDA-SARKOZY CHASSE SUR LES TERRES DE L’EXTREME DROITE

Alors qu’il venait de voir, comme des millions de Français, un reportage émouvant sur des sans-papiers qui malgré leurs difficultés vivent dignement de leur travail, Nicolas Sarkozy a poursuivi son amalgame indigne entre immigrés, clandestinité et violence. Il n’est plus ministre de l’Intérieur mais candidat à la présidentielle.

C’est inacceptable !
Il doit entendre les 460 associations et organisations, les églises chrétiennes, et les 40 0000 citoyens qui ont signé l’appel « contre une immigration jetable ». Tous ont pris le temps de lire et de décrypter cette loi qui s’attaque au Code Civil, au Code du Travail et plus généralement aux libertés individuelles et aux droits fondamentaux.

Tout comme le CPE, la loi CESEDA est une loi à caractère libéral. Le Parti communiste français exige son retrait et appelle à poursuivre la mobilisation.

Il est urgent de lutter contre toutes les formes de discriminations et de donner les moyens d’une vie digne à celles et ceux qui vivent dans notre pays.

Il est urgent d’en finir avec un gouvernement « subi » ; il faut passer à un gouvernement « choisi » !

Parti communiste français
Paris, le 27 avril 2006

Par JOSSELIN
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Vendredi 5 mai 2006
SANTÉ
haro sur les petits hôpitaux

Une seule solution, la fermeture.
 
Dans un rapport remis au ministre de la Santé, un dirigeant du Conseil national de la chirurgie affirme que 113 blocs opératoires d’hôpitaux publics français ne respectent pas les normes de sécurité et de qualité et demande qu’ils soient purement et simplement rayés de la carte. Sans délai. Au prétexte qu’à moins de 2000 interventions par an pour 50 000 habitants, un bloc ne serait pas viable! C’est le critère principal retenu par le rapporteur pour établir sa liste noire. “ En raison d’une activité faible, certains chirurgiens perdent leur savoir-faire car faire peu expose à faire moins bien ”…
La publication de ce rapport participe de l’offensive lancée depuis des années contre les hôpitaux de proximité, dans le contexte d’une politique de plus en plus dure de compression des dépenses de santé. Offensive qui rencontre souvent une forte résistance de la part des usa­gers, comme on l’a vu lors de projets de transfert à Sainte-Affrique (Aveyron), à Ivry (94), Paimpol (Cote d’Armor)…
Conscient d’avancer sur un terrain miné, le ministre prétend qu’il n’y a pas de plan et tergiverse, mais dit aussi “ qu’il n’a pas l’intention d’enterrer le rap­port ”.
Étrangement, ce rapport tient à l’écart de son champ d’investigation les établis­sements privés, le plus souvent les clini­ques elles aussi de petite taille. Le sec­teur privé accapare une part croissante de la chirurgie (plus de 50%) et aug­menterait certainement sa prédominance si le rapport s’appliquait. Étrangement aussi, le rapport n’envisage que la fer­meture de blocs alors que d’autres pistes pourraient être suivies, comme un effort de formation, l’organisation de réseaux, des investissements accrus… Enfin, plu­tôt que de confier aux agences régiona­les d’hospitalisation, structures bureau­cratiques dépendant du ministère, l’ave­nir des établissements de proximité, pourquoi ne pas développer la plus large consultation des usagers, des élus, des professionnels de la santé?
Jacqueline Fraysse, députée PCF, estime qu’“ encore une fois, c’est l’hôpital public qui est visé ”; elle considére ce rapport “ insultant pour les personnels ”. On se moque du monde, dit-elle; “  en fait, le gouvernement est prêt à tout pour justifier sa politique de restriction au profit de structures privées auxquelles n’auront accès que ceux qui en ont les moyens ” .
 
Par JOSSELIN
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Samedi 13 mai 2006

 

La CGT a indiqué jeudi, à la suite de rencontres avec le ministre de l'économie et des finances, Thierry Breton, et les PDG de GDF et de SUEZ que le gouvernement envisagerait de ne plus inscrire dans la loi sur la privatisation de Gaz de France, la minorité de blocage qui garantie les parts de l'Etat à 34% dans le cadre de la fusion Suez-GDF.

Conformément aux souhaits du chef de l'Etat, le gouvernement accélère et poursuit sa fuite en avant ultra-libérale, au détriment du service public et des usagers, mais au plus grand bonheur des actionnaires.

Cette politique unilatérale qui aboutira inévitablement à une forte hausse du prix du gaz pour les usagers, comme cela s'est produit le 1er mai, et une diminution de la qualité du service public est insupportable.

Le rejet massif des politiques libérales et la défiance des Françaises et des Français à l'égard de ce gouvernement provoque une panique qui les conduit à brader les bijoux de familles pour donner toujours plus au patronat et aux actionnaires.

Le Parti communiste français exprime, à nouveau, sa plus ferme opposition à la privatisation de Gaz de France et apporte tout son soutien aux syndicats pour exiger l'arrêt immédiat de ce projet.

Parti communiste français

Paris, le 12 mai 2006.

Par PCF
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Dimanche 14 mai 2006
 
doivent-ils répondre

Aux intérêts de
la finance ?
Aux besoins de
la population ?
DÉBAT
Toucy
19 mai
à 20h30 Salle des fêtes
Avec
Bernard Defaix

Président de l’Association Nationale
des Collectifs de Défense et de Développement
des Services Publics
Animé par
Gérard Delorme

Journaliste à l’Yonne Républicaine
 organisé par l’Association Défendre et Promouvoir les Valeurs Républicaine, avec la participation du Collectif Citoyen de Gauche en Puisaye-Forterre
Par ADPVR
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Mardi 20 juin 2006
15 000 postes supprimés?
Des fonctionnaires en moins pour financer le budget 2007:
tel est le choix du gouvernement.
15 000 postes de fonctionnaires, soit trois fois plus que les 5 100 postes sup­primés l’an dernier. Des coupes qui se feraient en ne remplaçant pas une partie des fonctionnaires partis à la retraite.
Au sein de la droite, des voix se font entendre pour réclamer le non rempla­cement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce qui impliquerait de supprimer 35 000 à 40 000 postes sur les 70 000 à 80 000 départs à la retraite annuels. À l’UMP, certains en font même une condition du retour en grâce du Premier ministre.
Selon Thierry Breton, un des “ bons élè­ves ” de la suppression d’emplois pu­blics, à Bercy un fonctionnaire sur deux n’a pas été remplacé l’an dernier et “ pour cette année ce sera vraisemblable­ment deux sur trois ”.
La loi permet désormais à chaque minis­tère d’affecter les sommes prévues pour les recrutements à d’autres postes bud­gétaires: des directions d’administration zélées comme celle de l’Économie et des Finances pourraient faire baisser les effectifs en deçà des suppressions annoncées.
On assiste donc pour la cinquième année consécutive à des réductions de postes de grande ampleur, même si le pouvoir n’a pas pu aller jusqu’au bout de ses ambitions.
Pour le syndicat CGT-UGFF, “ si l’on inclut les emplois aidés, comme les emplois jeunes, qui assuraient des mis­sions relevant du service public, et qui ont été supprimés par dizaines de milliers ”, on est plus près des 100 000 emplois supprimés.
Alors même que “ la force de travail manque cruellement dans les services ”, et sans jamais s’interroger sur les besoins sur le terrain, le pouvoir met en œuvre des positions dogmatiques, au nom d’une idéologie libérale et anti-fonction publique .
Par Section JOIGNY
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Mercredi 13 septembre 2006
GDF : les syndicats mettent la pression

Énergie . Journée de mobilisation aujourd’hui contre la privatisation de Gaz de France, à l’appel des confédérations CGT, FO, CFE-CGC et CFTC.

Déjà en difficulté à l’Assemblée nationale, le gouvernement doit affronter aujourd’hui la mobilisation des organisations syndicales hostiles à la privatisation de Gaz de France. Dans les industries électriques et gazières, les fédérations de l’énergie CGT, FO, CFE-CGC et CFTC appellent les salariés à participer massivement à une « journée d’initiatives et d’actions qui permettra de marquer la détermination des agents » à obtenir le rejet du texte sur l’énergie en cours d’examen par les parlementaires.

Nouvelle étape dans l’élargissement

Organisée au niveau régional, cette journée verra se dérouler de nombreux arrêts de travail, rassemblements et manifestations. La mobilisation s’annonce importante à GDF comme à EDF. Jeudi, les agents ont, en effet, massivement participé au référendum organisé par la CGT et FO, rejetant à 94 % le projet gouvernemental.

Outre la mobilisation attendue des électriciens et des gaziers, cette journée d’actions marque une nouvelle étape dans l’élargissement du mouvement d’opposition à la privatisation de Gaz de France. Rejointes par la FSU, l’UNSA et le Collectif national de défense et de développement des services publics, quatre confédérations (CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) appellent l’ensemble des salariés et des usagers à se joindre aux initiatives des salariés de l’énergie. À la CGT, c’est l’ensemble des organisations fédérales et interprofessionnelles qui sont mobilisées. D’ores et déjà, d’importantes délégations de cheminots, de postiers, d’agents des services publics et de la fonction publique ont annoncé leur participation aux initiatives. À Paris, elles rejoindront le cortège qui partira de la place de la République à 10 heures et se rendra à la gare Saint-Lazare. En prélude au défilé parisien, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, ses homologues de FO et de -

la CFE-CGC, Jean-Claude Mailly et Bernard Van Craeynest, et Jean-Pierre Coulon, dirigeant national de la CFTC, donneront une conférence de presse commune, manière de signifier l’unité du mouvement pour mettre en échec le gouvernement. À l’exception de la CFDT qui, bien qu’hostile à la privatisation se déclare favorable au rapprochement GDF-Suez, c’est l’ensemble du mouvement syndical et social qui prend position contre le projet du gouvernement.

Gouvernement de plus en plus isolé

De cette montée en puissance de l’opposition à la privatisation de Gaz de France et à l’ouverture totale à la concurrence des marchés du gaz et de l’électricité, le gouvernement a tout à craindre. La mobilisation d’aujourd’hui pourrait ouvrir la porte à un mouvement qui gagne en ampleur, à l’image de ce qui s’est produit au printemps avec le CPE. Cette perspective rend la position du gouvernement toujours plus difficile à tenir. Incapable de justifier sur le fond son projet, il est de plus en plus isolé. En proie à l’opposition du Parti communiste français et du Parti socialiste et à la défection de l’UDF, il est en butte à une contestation jusque dans les rangs de l’UMP. Nul doute que si la mobilisation sociale et syndicale va en s’accroissant, de nouveaux parlementaires de droite effrayés par les retombées électorales pourraient emboîter le pas à leurs collègues et se désolidariser à leur tour de Dominique de Villepin. Si d’aventure tel était le cas, le premier ministre n’aurait pas d’autre choix que de suspendre l’examen de la loi ou d’user du 49-3 contre une partie de ses propres rangs. Mais si ce dernier procédé permet d’adopter le projet de loi sans vote, l’expérience du CPE démontre que son usage ne garantit en rien l’arrêt des mobilisations sociales et syndicales.

Pierre-Henri Lab

Par L Humanité
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Mercredi 13 septembre 2006


communication publique », de Philippe Auberger sur l’insuffisance des « obligations de service public »

Des députés UMP changent de camp sur le gaz

Assemblée . L’examen de la privatisation de GDF se poursuit. Des élus UMP s’opposent au projet. Alain Bocquet (PCF) écrit à Jacques Chirac pour réclamer la transparence du débat.

Après deux jours et une nuit de débat, la discussion sur le projet de loi de privatisation de GDF doit reprendre cet après-midi à l’Assemblée nationale, avec le début de l’examen des 17 articles du projet de loi. La bataille s’annonce animée, y compris à l’UMP. Contre toute attente, à l’inverse des déclarations du gouvernement sur la « détermination » de l’UMP à « se battre » pour faire adopter le texte, plusieurs députés ne se sont pas gênés pour exprimer leur réticence, voire leur opposition catégorique au projet.

Conserver

la maîtrise de GDF

À l’instar de René Couanau, député UMP d’Ille-et-Vilaine : « La question centrale (...) est de savoir si l’État, au service des intérêts supérieurs de la nation, peut et doit conserver la maîtrise directe des grands secteurs énergétiques dans notre monde fluctuant. (...) J’ai le regret de dire qu’aucun des nombreux - et variables - arguments présentés ne m’a convaincu du contraire. (...) Je choisis, pour ma part, de ne pas donner suite à la proposition de privatisation et je ne voterai donc pas ce texte. »

Puis ce fut le tour de Nicolas Dupont-Aignant : « Accepter le projet de fusion Suez-GDF, ce serait tout d’abord renier la parole politique, (...) ce serait rendre "opéable" GDF, (...) c’est enterrer définitivement le mariage de coeur et de raison entre GDF et EDF, (...) c’est rendre inéluctable l’alignement par le haut des tarifs

de GDF et d’EDF sur ceux

de leurs concurrents européens. » Vint ensuite Jacques Myard : « Il est patent que là n’est pas la solution pour assurer l’indépendance énergétique de la France et garantir les meilleurs prix aux consommateurs. En un mot, l’État a-t-il encore les moyens de maîtriser l’évolution de ce secteur, et le projet le lui permet-il ? (...) Que se passera-

t-il en cas d’augmentation, vraisemblable, du capital ? (...) Enfin, les tarifs régulés pourront-ils être maintenus après que l’ouverture à la concurrence sera totale, en juillet 2007 ? J’en doute. (...) Pour ma part, je m’abstiendrai sur le projet. » On pourrait encore relever les doutes de Michel Diefenbacher sur « la manière dont les salariés de GDF ont été informés du projet gouvernemental (...) en quelques minutes, par une communication publique », de Philippe Auberger sur l’insuffisance des « obligations de service public », de Claude Gaillard et de Jean-Pierre Nicolas sur la fusion avec Suez...

La dette de Suez supportée par GDF ?

Ces voix discordantes n’ont pas empêché la majorité de repousser la motion de rejet de Daniel Paul (PCF), qui s’est adressé en ces termes au gouvernement : « Vous livrez aux intérêts privés un pan supplémentaire de l’économie nationale, alors que l’énergie concentre des enjeux économiques, environnementaux et sociaux cruciaux. (...) Je ne vois pas pourquoi l’entreprise privée Suez, qui serait majoritaire dans le capital du nouveau groupe, pourrait davantage défendre les intérêts économiques du pays qu’une entreprise publique. » Pour Daniel Paul, « un autre cadre juridique » était possible : « Celui de la fusion entre EDF et GDF. » L’élu communiste a aussi demandé des éclaircissements sur l’endettement de Suez de 16 milliards d’euros qu’aurait à absorber GDF en cas de fusion, sacrifiant sa capacité d’investissement, selon une révélation de la CFE-CGC, qui dénonce un « hold-up - financier ».

De son côté, Alain Bocquet a écrit au président de la République pour lui demander que les parlementaires « disposent, dans des conditions normales, de (la) lettre de la Commission européenne » à GDF et Suez sur le projet de fusion dans sa - version intégrale, ce que le gouvernement s’obstine à - refuser. De plus, « la réponse du président de GDF, qui doit être rendue le 20 septembre (...), doit être portée à notre connaissance », insiste le - président du groupe - communiste.

« Je ne voterai pas ce texte », René Couanau, député (UMP).

Sébastien Crépel

Par L Humanité
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Vendredi 15 septembre 2006
Le Havre, le 7 septembre 2006.
 
 
COMMUNIQUE.
 
Privatisation de GDF : la droite s’oppose à la transparence exigée par les députés communistes.
 
En refusant que les observations de la Commission Européenne – dite lettre de griefs » - relatives au projet de fusion GDF-SUEZ, adressées aux présidents des 2 sociétés, soit portée, dans son intégralité, à la connaissance de tous les députés, le gouvernement et sa majorité prennent une lourde responsabilité.
 
Ils dénient au Parlement le droit d’être totalement informé des exigences de la Commission Européenne sur le fonctionnement du secteur gazier et le devenir de l’outil public qu’est GDF dans notre pays.
Ce refus de la transparence, sur un sujet aussi important, est inadmissible.
 
Ainsi, la Commission Européenne estime que les tarifs du gaz sont trop bas en France pour que des concurrents puissent entrer sur le marché, faute de rentabilité : pour satisfaire au principe de la concurrence, il faut donc que ces tarifs augmentent et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle s’est prononcée pour la fin des tarifs régulés et pour la généralisation des prix du marché.
 
Est-ce cela qu’il faut cacher aux Français ?
 
Après le refus obstiné d’effectuer un bilan sérieux des conséquences de la libéralisation de l’énergie là où elle s’est effectuée, bilan qui aurait éclairé l’analyse de tous, ce nouveau refus illustre la manière dont la droite entend mener le débat sur une question aussi essentielle.
 
Les députés communistes sont décidés à poursuivre leur résistance, à dénoncer les objectifs de la droite, à faire valoir d’autres propositions préservant une maîtrise publique de l’énergie et les intérêts de notre pays comme des familles.
 
Le vote des salariés, rejetant à 94% le projet de privatisation, après l’inquiétude exprimée par 73% des Français devant les conséquences de la privatisation-fusion, les conforte dans leur détermination.
 
Daniel PAUL
Par Daniel PAUL
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Vendredi 15 septembre 2006
Paris, le 11 septembre 2006.
 
 
 
Déclaration de Daniel PAUL, député de Seine Maritime,
au début de la séance du lundi 11 à 15 heures.
 
 
 
Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,
 
Depuis plusieurs mois, les responsables syndicaux de GDF ont pointé le danger que représente la fusion de GDF et de Suez en termes de restructurations.
 
Ils ont notamment exprimé leurs plus vives inquiétudes sur l’avenir du personnel de la future holding (Le Siège), du personnel commercial, de l’ingénierie, des métiers tertiaires, de l’informatique,…
 
Si j’en crois un article paru ce matin dans le quotidien « La Tribune », ces inquiétudes sont plus que fondées.
 
Selon le quotidien d’information économique, un audit aurait été lancé sur les coûts des fonctions centrales de Gaz de France (le siège social, l’administratif, les finances, les ressources humaines et quelques fonctions opérationnelles). Au total, ajoute le quotidien, cet audit concernerait 2000 personnes.
 
Monsieur le ministre, pouvez vous nous préciser, nous confirmer ou nous infirmer cette information ? En tout état de cause, nous ne saurions prolonger nos débats sans connaître enfin avec plus de précision quel sort réserve aux salariés de GDF le futur projet de fusion.
 
 
 
Après la discussion générale et les motions de procédure, dont vous n’avez rien voulu retenir, si l’on en juge par les réponses que vous avez apportées, vient le temps de la discussion des articles.
 
Avant qu’elle commence, je veux rappeler notre état d’esprit sur ce texte.
 
Nous sommes opposés à la privatisation de GDF et à sa fusion avec SUEZ parce qu’il nous semble que les enjeux énergétiques actuels justifient totalement une pleine maîtrise publique, à l’opposé donc de la course à la libéralisation qui servira les actionnaires. Et pour ce qui est de votre promesse, y compris avec une action dite spécifique, de conserver 34% du capital du nouveau groupe, tant vos orientations fondamentales que le mensonge d’Etat émis par Mr Sarkozy en 2004, nous amènent à n’avoir, évidemment, aucune confiance.
 
Nous sommes opposés à l’ouverture à la concurrence totale au 1er juillet 2007, car tout montre qu’il y a là un risque énorme, social et économique, en particulier avec l’interdiction que vous entérinez, par un amendement, de toute réversibilité, c'est-à-dire de tout retour aux tarifs réglementés.
 
Nous sommes opposés à tout risque de main mise par des intérêts privés sur les infrastructures gazières de notre pays, infrastructures payées par les usagers et par des collectivités publiques qui seraient spoliées si votre projet suivait son cours.
Mais, précisément, parce que nous sommes opposés à votre texte, nous voulons que vous vous expliquiez sur tous les éléments qu’il contient, que vous répondiez à nos questions, bref, nous voulons que l’ensemble de nos concitoyens soient informés des conséquences de la privatisation d’une entreprise publique comme GDF.
 
C’est le sens des amendements que nous avons déposés et nous n’acceptons pas la campagne de dénigrement qui a cours depuis plusieurs jours.
Et dans ce travail de transparence que nous voulons mener, se situe bien sûr notre  exigence que tous les documents soient portés à la connaissance des députés.
Vous faîtes un évènement de la communication de l’échange de courriers que vous avez eu avec la Commission Européenne : mais, Monsieur le Ministre, c’est leur non communication qui aurait été un évènement ! Faut-il rappeler que le législateur, dans une démocratie, doit avoir connaissance de tous les éléments permettant d’éclairer ses analyses et ses choix et parmi ces éléments, il y a ceux provenant de l’exécutif.
 
Vous savez notre exigence que nous soit communiquée la lettre de griefs adressée par la Commission Européenne aux présidents des 2 groupes GDF et SUEZ et nous n’admettons pas que s’agissant de l’entreprise publique qu’est toujours GDF et d’un sujet aussi essentiel que l’énergie, les législateurs français soient victimes d’une telle censure.
 
Nous l’avons déjà dit : tous les députés, sur tous les bancs, devraient se sentir outragés. C’est la raison du courrier que nous avons adressé au Président de la République afin que les droits du Parlement soient respectés.
 
Car contrairement à ce qui se dit ici ou là, la version expurgée que vous continuez de nous proposer est parfaitement illisible, car privée de tous les chiffres qu’elle contient. Et puisque vous voulez préserver le papier et les arbres, nous vous proposons que chaque groupe soit destinataire d’un exemplaire complet, c'est-à-dire non censuré.
 
Mais parce que nous avons aussi le droit de savoir les propositions de GDF quant au périmètre du futur gazier, nous demandons à avoir connaissance de la réponse de Mr Cirelli à la lettre de griefs.
 
Vous avez « promis », vendredi, que vous vous réserviez le droit d’intervenir en fonction des décisions de la Communauté Européenne ! Eu égard à la gravité de la situation, et si vous allez au bout de vos intentions actuelles concernant le texte en discussion, nous demandons qu’il n’y ait pas de vote avant que l’on connaisse les réponses de la Commission Européenne et les prétentions des actionnaires de SUEZ : ainsi, chaque député pourra se prononcer en toute connaissance de cause.
 
Vous le voyez, les députés communistes sont décidés à aller au fond de ce dossier qui est à nos yeux essentiel. Au moment où, dans le pays, les inquiétudes s’expriment sur le devenir de GDF et l’évolution de notre politique énergétique, nous voulons ainsi contribuer aux prises de conscience nécessaires dans l’opinion publique et nourrir le mouvement populaire.
 
 
Par Daniel PAUL
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Jeudi 23 novembre 2006
 Décision du TGI de Paris sur la fusion Suez-GDF : le PCF exige un moration sur les privatisations
 
 
 
Le juge des référés du TGI de Paris a ordonné le report du conseil d'administration de GDF prévu le 22 novembre 2006 pour mettre en oeuvre le projet de fusion GDF-Suez. Ce report court « tant que le comité d'entreprise européen n'aura pas donné son avis sur ledit projet », et ce sous astreinte de 100.000 euros en cas d'infraction constatée". La demande du comité d'entreprise européen de GDF s'en trouve ainsi confortée.

Cet épisode de la privatisation-fusion GDF-SUEZ montre à quel point le gouvernement se lance dans des aventures hasardeuses, aveuglé comme il est, par des dogmes idéologiques sans aucun rapport avec les besoins des usagers, des salariés et de l'économie du pays.

Cet épisode confirme également la pertinence de la demande du Parti communiste d'un moratoire pour stopper la vague de libéralisation et de privatisation pour engager un débat public en France et en europe à partir d'un bilan contradictoire et démocratique.

Parti communiste français

Paris, le 22 novembre 2006
Par PCF
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Le chiffre du jour

 1,5 million d’euros

c’est le montant des indemnités négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l’UIMM

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