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PARLEMENT EUROPEEN

Jeudi 14 décembre 2006
Alain BOCQUET
Député du Nord
Président du groupe des
député-e-s communistes et républicain
 
Déclaration du gouvernement préalable au Conseil européen suivi d?un débat
Mardi 12 décembre 2006
 
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre
Mesdames et messieurs les ministres
Chers collègues,
 
Dix-huit mois après que le peuple français a rejeté massivement le projet ultralibéral de constitution européenne, force est de constater que votre gouvernement n?a tenu aucun compte de son refus, de ses exigences et de ses attentes. Vous les avez méprisés, contournés et détournés.
 
A quelques mois de l?élection présidentielle, ce nouveau sommet européen prend en France une résonance particulière, et permet de dresser le bilan des politiques européennes que vous avez impulsées et cautionnées depuis cinq ans.
 
Ce bilan est d?autant plus indispensable que le contexte économique et social est lourd. Les décisions que vous contribuez à mettre en ?uvre au sein de l?Union menacent d?élargir le champ et le nombre des victimes de l?Europe capitaliste. Au rêve européen a succédé le cauchemar de la vie quotidienne pour des dizaines de millions de familles dans l?Union européenne. Une Europe qui recense 70 millions de pauvres, 25 millions de chômeurs, des dizaines de millions de salariés précaires et sous-payés ?
 
Au passage, il n?y a vraiment pas de quoi être fiers d?apprendre par un sondage publié par l?Humanité et la Vie Catholique «qu?un Français sur deux pense qu?il pourrait lui-même devenir sans abri». On est loin de votre autosatisfaction lénifiante !
 
Les questions de l?élargissement et de l?immigration domineront les travaux de ce Conseil. Mais tout laisse à penser que les dirigeants réunis refuseront de les traiter en remettant en cause les politiques libérales.
 
L?élargissement en lui-même peut apparaître comme un projet séduisant. Il vise l?unité de l?Europe et le rapprochement des peuples. Mais cette perspective est obscurcie et pervertie par la mise en concurrence des populations. Au lieu d?unir, l?Europe divise, impose le «dumping» social et fiscal, la casse des services publics et des acquis sociaux, les pressions sur les salaires? Ce supermarché déshumanisé ne fait qu?alimenter partout la montée des nationalismes, du populisme et de la xénophobie.
 
Il n?y a pas d?élargissement crédible et solide, pas de relations Nord-Sud mutuellement enrichissantes, sans changement radical de politique.
 
Car les tensions et déséquilibres planétaires, notamment en Irak et au Proche-Orient, seront au c?ur des discussions de ce Conseil qui va devoir tirer les leçons du fiasco de la stratégie américaine et de ses partisans en Europe.
Il y a aussi, évidemment, la question de l?avenir du projet de traité constitutionnel sur lequel la présidence finlandaise entend faire le point. Les députés communistes et républicains considèrent que la France n?a pas à faire profil bas en la matière. Non seulement ce texte est caduc, mais l?Europe n?est pas sortie de la crise de confiance qui règne entre les citoyens et l?Union.
 
En Europe, par exemple, le secteur automobile représente 10 millions d?emplois dont 1 million et demi d?emplois directs et indirects en France. Ce secteur est dans la tourmente. Le démantèlement de l?usine Volkswagen de Forest, en Belgique, est là pour nous le rappeler. On peut craindre une crise dont l?ampleur peut dépasser celle de la sidérurgie. Pour faire jouer le moins disant social et à défaut d?harmonisation fiscale et sociale par le haut, les entreprises délocalisent à tout va vers les pays de main d??uvre sous-payés. La même dérive est à l?oeuvre chez Airbus et dans l?aéronautique. C?est intolérable ! Que fait le gouvernement ? Que fait l?Union européenne pour empêcher ce tsunami industriel ?
 
La voilà donc la vraie question ! Celle que vous fuyez et redoutez, celle qu?il faut avoir, y compris à gauche comme nous le faisons, le courage de poser. Et cette question, c?est celle des ruptures à engager avec l?ordre établi, avec l?Europe de la Bourse et du profit, avec l?Europe du MEDEF et de l?UNICE du Baron Seillière, pour que les Français, les Européens puissent se reconnaître dans un véritable projet européen.
 
A cet égard je veux dénoncer plusieurs décisions récentes qui tournent le dos aux aspirations de nos concitoyens.
 
La directive Bolkestein d'abord, puisque le Conseil européen a approuvé le mauvais compromis sur lequel s?était arrêté le Parlement le 12 février. On y a ajouté l?idée dangereuse selon laquelle le droit du travail doit respecter le droit communautaire, selon une jurisprudence tout entière favorable au jeu destructeur et antisocial de «la concurrence libre et non faussée».
 
De même le Conseil a rétabli le pouvoir exorbitant de la Commission devant laquelle chaque Etat devra justifier sa législation.
 
Confirmation est ainsi donnée de la surdité de l?Union aux attentes des peuples. Elle continue de privilégier l?harmonisation par le marché à l?harmonisation des droits.
 
Nous dénonçons aussi le règlement REACH qui concerne la toxicité des produits chimiques et aurait dû aboutir à renforcer la protection de l?environnement, de la santé humaine, et à écarter le risque d?un nouveau scandale de type amiante ou éthers de glycol. Il n?en sera rien, faute pour le Conseil européen d'avoir résisté au «lobbying» des groupes industriels.
 
Autre sujet de mobilisation pour les salariés et peuples européens, la publication d?un «Livre Vert» de la Commission européenne sur la soi-disant «modernisation du droit du travail». Les intentions sont claires : prendre des mesures, je cite «visant à adapter le contrat de travail classique, dans le but de favoriser une flexibilité accrue».
 
Il s?agit là d?une offensive aussi considérable que celle de la directive Bolkestein. Je vous demande sur ce point, Monsieur le Premier Ministre, la position du gouvernement sur les suites à donner à ce projet qui veut déstructurer le droit du travail et niveler par le bas les législations nationales.
 
J'aborderai enfin la question de l?Euro fort sur laquelle vos amis européens vous laissent bien seuls.
 
A la vérité, c?est le diktat absolu de la Banque centrale européenne, avec l??il rivé en permanence sur les marchés financiers, qui impose le rythme de vie des Européens.
 
Allez-vous, Monsieur le Premier Ministre, revendiquer que soient remis en cause l?indépendance et les missions de la BCE ? Allez-vous contester le choix de relèvement de son taux directeur et intervenir en faveur d?une baisse sélective qui ferait obstacle à la spéculation, afin d?encourager les investissements pour l'emploi et la croissance ?
 
Car il faut fixer à l'Europe une grande ambition sociale intégrant la mise en ?uvre d'un système d?emploi-formation, et mettre la BCE au service de cette priorité.
 
Il faut en finir avec une politique qui taille dans les dépenses publiques et sociales, bloque la progression des salaires, pèse sur la consommation des ménages et fait obstacle à la croissance pendant que les actionnaires se régalent des bénéfices des grands groupes multinationaux.
 
Enfin, il faut libérer les services publics de la soumission aux règles de la concurrence pour conforter l'efficacité sociale de leurs missions. Votre gouvernement s?enferre dans la privatisation de GDF, feint de vouloir préserver des tarifs du gaz règlementés, mais il n?a pris aucune initiative forte pour que soit adoptée une directive sur les services publics qui en ferait l'un des piliers de la construction européenne. Allez-vous alors donner un prolongement à cette attente et répondre ainsi à la pétition lancée par la Confédération européenne des syndicats ?
 
Agir pour une Europe sociale, démocratique, solidaire et pacifique, telle est la perspective qui mobilise au côté du monde du travail, les députés communistes et républicains. En Europe comme en France, l'heure est plus que jamais au rassemblement et au changement pour construire une alternative de progrès.
 
Par A Bocquet
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Dimanche 11 novembre 2007
Mélenchon : « Les socialistes ont peur d'un référendum sur l'Europe »

Mélenchon, dernier partisan socialiste du « non » au nouveau Traité européen ? Le sénateur de l'Essonne accuse ses « camarades » de vouloir enterrer le débat par peur des querelles internes et de craindre une consultation populaire.

Par Marianne
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Jeudi 15 novembre 2007

C'est Sarkozy qui le dit : en cas de référendum sur le traité de Lisbonne, le non serait gagnant partout

Le site du quotidien The Telegraph révèle les propos tenus par le président de la République à huis clos à Strasbourg.



Pendant que Libération titrait hier -abusivement- sur l'inéluctabilité d'une ratification parlementaire du Traité de Lisbonne en France (et donc l'impossibilité de l'organisation d'un référendum), la presse anglaise nous donne un tout autre son de cloche, et prend largement ses distances avec le discours lénifiant du président de la République à Strasbourg.

Selon le site Internet du Daily Telegraph (quotidien de droite britannique), Nicolas Sarkozy aurait admis que les gouvernements européens ne pourraient gagner un référendum : « Un référendum aujourd'hui mettrait l'Europe en danger. Il n'y aura pas de traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivi par un référendum au Royaume-Uni. ».

Pour le quotidien britannique, il ne faut pas chercher plus loin la volonté des gouvernements de contourner le suffrage universel (la voie référendaire) en privilégiant la ratification parlementaire : « La même chose (un vote négatif, comme le vote français en 2005, ndlr) se produirait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé » aurait ajouté Sarkozy.

Jeudi 15 Novembre 2007
Par Marianne
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Jeudi 15 novembre 2007
Traité européen : nous exigeons un référendum

Monsieur le Président de la République,


Le traité européen dont vous revendiquez la paternité n’est pas un « mini »-traité. Il défi nit l’ensemble des institutions et des politiques qui vont régir l’Union européenne. Il engage donc la France, et le type de décisions à prendre dans tous les domaines de notre vie, pour une longue période.

Destiné à se substituer aux traités actuels, il n’existe que parce que le texte qui devait remplir cette fonction, le traité constitutionnel, a été rejeté par le vote des peuples français et néerlandais. À l’exception de quelques symboles, il en reprend toutes les dispositions : politiques, sociales, économiques et fi nancières, environnementales, de défense…

Comme en 2005, les Français doivent être saisis de tous les termes du débat et pouvoir choisir pour ou contre, souverainement par leur vote. Seul le suffrage universel peut avoir la légitimité de décider sur un point que le suffrage universel a tranché. C’est une exigence démocratique élémentaire, portée aujourd’hui par une majorité de nos concitoyens. C’est aussi la condition pour sortir l’Union européenne de la crise de confi ance qu’elle connaît : sa construction ne peut être que l’oeuvre de ses peuples. Or, vous avez décidé de faire ratifi er ce traité par la voie parlementaire, dès le mois de janvier 2008.

Nous vous demandons de revenir sur cette décision et d’organiser un référendum, précédé d’un grand débat national, sur l’adoption de ce traité.

Il n’est, il ne doit être au pouvoir de personne d’empêcher les citoyennes et les citoyens de décider de leur destin.

Traité européen : nous éxigeons un refendum !


Signer l’appel

Par PCF
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Samedi 8 décembre 2007

Europe

Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.

C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.

Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.

Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.

C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.

Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.

Voir en ligne : Le site Nous voulons un référendum

 

Europe

Par CNR
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Samedi 8 décembre 2007
Nouveau traité européen : pour un référendum
Par PCF
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Jeudi 20 décembre 2007
EUROPE
il faut un référendum

Devant le Parlement européen, Giscard d’Estaing, père du défunt projet de constitution européenne, a retrouvé le moral après avoir lu le mini-traité ou traité de Lisbonne.

“ En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées. Elles ont juste été présentées de façon diffé­rente… Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ”, s’est-il exclamé.

On ne peut exprimer plus clairement la morgue revancharde et méprisante des élites vis-à-vis des peuples. On ne peut dire plus clairement à quel point M. Sarkozy tente de tromper le peuple en prétendant qu’il aurait fait la synthèse entre partisans et adversaires du projet de constitution européenne, rejeté forte­ment par les peuples français et néerlan­dais.

En vérité, le mini traité, signé à Lisbonne par les chefs d’État, renforce tous les caractères négatifs de la constitution rejetée : caractère ultralibéral de la cons­truction européenne avec le principe de concurrence accentué ; caractère antidé­mocratique avec les pleins pouvoirs don­nés à la Commission et à la Banque cen­trale européenne ; caractère militarisé et inséré dans l’OTAN; caractère antisoli­daire avec la mise en cause des services publics, des systèmes de protection sociale et de retraite.

Exactement les orientations que le peu­ple a déjà rejetées. Pour vérifier s’il maintient son opinion, il faut donc le reconsulter aujourd’hui. Et le divorce qu’il ressent de plus en plus entre les paroles sarkozystes et la réalité de la vie quotidienne ne le conduirait sans doute pas à changer d’opinion.

Que valent les imprécations du monar­que élyséen contre l’euro fort puisque la monnaie européenne a augmenté de 10 centimes par rapport au dollar depuis qu’il a été élu ? A-t-il menti ou est-il impuissant à modifier quoi que ce soit ? En attendant, ce sont les travailleurs qui trinquent. La gestion de la monnaie uni­que par la Banque centrale joue contre la croissance et contre l’emploi. Dassault aviation et EADS envisagent de délocali­ser des activités dans des zones dollar à cause de cet euro fort. L’austérité qui s’applique avec le refus d’augmenter les salaires, avec les attaques contre les sys­tèmes de protection sociale et de retraite, contre les services publics ou la carte des tribunaux n’est elle pas le fruit de l’ap­plication zélée des directives européen­nes édictées par la Banque centrale et ce fameux pacte dit de stabilité ?

D’ailleurs, si Sarkozy était si sûr de ses arguments, il organiserait le débat public et convoquerait un référendum .

Par PCF
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Mercredi 9 janvier 2008

 


Versailles / Boycot du PS : Au nom de la « cohérence » l’ensemble des députés de gauche doit être présent à Versailles

 

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, vient d’indiquer que les députés socialistes boycotteraient la réunion du Parlement en Congrès à Versailles le 4 février prochain.

Alors qu’une majorité des 3/5ème des parlementaires permettrait de redonner la parole par voie référendaire aux françaises et aux françaises, le choix du boycott par le groupe PS de l’Assemblée nationale aurait pour seule et unique conséquence une ratification parlementaire.

Pour justifier cette position, le président du groupe socialiste invoque qu’il « défend la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Dont acte. Il faut donc, au nom de la « cohérence » invoquée par Jean-Marc Ayrault, que l’ensemble des députés de gauche soient présents à Versailles pour empêcher la ratification à la hussarde voulue par N.Sarkozy.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

Paris, le 8 janvier 2008.

Par PCF
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Jeudi 10 janvier 2008

Tous à Versailles le 4 février



Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.

C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005 sans risque.

Comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON" à l’Europe libérale et capitaliste.

Il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée. L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.

Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.

Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.

Ce site internet est donc une plateforme logistique, créée pour réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.

Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958)’ , pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.

Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.

Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif : ++ Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire ! Respectez notre "NON++

"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose donc simplement de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.

C’est notre combat commun, c’est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.

Aussi, nous vous engageons à vous inscrire ici, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :

- le nombre de participants

- la somme allouée à la participation

- le lieu souhaité pour un passage en car ou un co voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)

Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.

Faites passer le message et retrouvons nous nombreux/ses.

Salut et fraternité

Voir en ligne : Le site

 

Europe

Par Europe
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Samedi 12 janvier 2008

Europe: Rendre obligatoire le référendum

Europe: Rendre obligatoire le référendum
 
L'article unique de cette proposition visant à modifier la Constitution se compose ainsi : « Lorsque le référendum a conclu au rejet d'un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d'un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l'objet de la consultation, doit être soumis au référendum ».

Proposition de Loi Constitutionnelle N° 560 visant à compléter l'article 11 de la Constitution par un alinéa tendant à ce que la ratification d'un traité contenant des dispositions similaires à celles d'un traité rejeté fasse l'objet de consultation et soit soumis à référendum.

Présentée PAR M. Patrick BRAOUEZEC (Seine Saint Denis), Mme Marie-Hélène AMIABLE (Hauts de Seine), MM. François ASENSI (Seine Saint Denis), Alain BOCQUET (Nord), Jean-Pierre BRARD (Seine Saint Denis), Mme Marie-George BUFFET (Seine Saint Denis), MM. Jean-Jacques CANDELIER (Nord), André CHASSAIGNE (Puy de Dôme), Jacques DESALLANGRE (Aisne), Mme Jacqueline FRAYSSE (Hauts de Seine), MM. André GERIN (Rhône), Pierre GOSNAT (Val de Marne), Maxime GREMETZ (Somme), Jean-Paul LECOQ (Seine Maritime), Roland MUZEAU (Hauts de Seine), Daniel PAUL (Seine Maritime), Jean-Claude SANDRIER (Cher) et Michel VAXÈS (Bouches du Rhône)

EXPOSÉ DES MOTIFS

Le 13 décembre 2007, les vingt-sept chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne ont signé à Lisbonne le nouveau traité modifié sur l'Union européenne. Ce nouveau traité fait suite au Traité établissant une Constitution pour l'Europe (TCE) qu'avaient rejeté, par voie référendaire, les électeurs français le 29 mai et hollandais le 1er juin 2005, respectivement par 54,7 et 61,5 % des voix.

Malgré ce rejet, le Conseil européen, qui réunit l'ensemble des chefs d'État ou de gouvernement de l'Union, a décidé fin juin, de convoquer une Conférence intergouvernementale (CIG) chargée de rédiger un « traité modificatif ». La CIG a mené ses travaux conformément au mandat détaillé du Conseil européen. Une version provisoire du traité modificatif a été présentée, par la présidence portugaise de l'Union, lors de l'ouverture formelle de la CIG le 23 juillet dernier; puis le sommet des chefs d'État et de gouvernement a adopté le projet final le 18 octobre 2007. Les chefs d'État et de gouvernements ont décidé, qu'à la différence du TCE, ce traité modifié sera soumis à la ratification des membres de l'Union européenne par voie parlementaire, à l'exception de l'Irlande.

Mais en réalité, le texte dit modifié est à plus de 90 % identique au Traité constitutionnel de 2004, rejeté en 2005 par les peuples français et néerlandais. Il reprend sous d'autres formes les points essentiels du Traité constitutionnel. La modification se trouve essentiellement dans le fait que sont retirées de nombreuses dispositions explicites et qu'il dispense la Pologne et le Royaume-Uni du respect de certains engagements, spécialement au regard des droits fondamentaux. Il s'agit d'une modification par simple soustraction.

Le traité, dans la logique néo-libérale qui traversait également le TCE, propose une Europe anti-sociale avec la poursuite du démantèlement des services publics, des privatisations effrénées, des délocalisations sans aucun contrôle démocratique, de la destruction de la sécurité sociale et de la marchandisation de la médecine... Il s'agit de poursuivre la « construction d'une Europe » qui ne cesse d'approfondir sa crise de légitimité devant les citoyens.

Au-delà même de la nécessité d'un référendum, le traité cherche à imposer aux peuples européens une société darwinienne et à consacrer un système social en tant que seul et unique modèle, indépassable et inéluctablement fondé sur la concurrence, c'est-à-dire sur la loi du plus fort. Le traité vise à imposer une société substantiellement inhumaine, destructrice des liens de solidarité et des acquis sociaux.

1. Le traité – rédigé à huis clos – tel qu'il se présente, rend impossible pour les États et pour les peuples un autre choix que celui du libéralisme débridé, qui, sans débat citoyen, sera imposé à tous les peuples européens.

2. Il n'y a toujours aucune alternative au néolibéralisme; même si la concurrence « libre et non faussée » ne figure plus au rang des objectifs de l'Union – ce serait ainsi la preuve que le TCE a bel et bien été abandonné – , au fil des articles, des protocoles et des déclarations, on s'aperçoit que cette concurrence demeure omniprésente, et qu'il est impossible d'échapper au modèle néolibéral. C'est la concurrence qui régit les services d'intérêt économique général (SIEG) et qui risque d'être étendue aux autres services publics. C'est elle encore qui sert d'excuse au refus d'une harmonisation sociale et fiscale par le haut. Cette prétention est complétée avec le système militaire de l'OTAN qui est devenu un élément essentiel du réseau d'organisations mis en place par les grandes puissances qui décident de la guerre et de la paix, des choix politiques et économiques, du respect ou non des droits humains ou syndicaux, de la survie de la planète.

3. Ce traité veut consacrer l'OTAN comme un pilier fondamental de la défense et par là permettre à l'Union européenne de se soumettre à la politique nord américaine, en pleine dérive guerrière et, de plus, responsable de violations graves du droit international.

4. La paix, la coopération internationale des relations internationales pacifiques sont l'affaire des citoyens. C'est à eux de prendre la décision sur ce point et non qu'elle leur soit imposée. Le TCE avait déjà essayé d'introduire ce statut, il a été rejeté par les Français et les Hollandais.

5. La Banque centrale européenne (BCE) échappe à tout contrôle démocratique, et conserve comme seul objectif la stabilité des prix, promue au rang d'objectif de l'Union, laissant de côté les points essentiels comme la politique de l'emploi, de solidarité, la sécurité sociale, les politiques de santé... Ainsi, ce sont des technocrates non élus, donc sans légitimité démocratique, qui décident des politiques sociales économiques, financières et commerciales. Il est juste demandé aux élus, qui pourtant jouissent de la légitimité démocratique, de les appliquer.

En ce qui concerne les droits fondamentaux, la Charte des droits fondamentaux revêt un aspect décoratif destiné à cacher les vrais objectifs que sont la primauté du marché et de la concurrence sur tous les autres droits, y compris sur le droit au travail, à la sécurité sociale, au logement, à l'éducation, à la culture, à l'accès gratuit à la formation.... Avec cette Charte, les droits deviennent une marchandise et se trouvent proposés à la carte.

Par ailleurs, ces droits sont en général de très faible portée et leur application est renvoyée aux « pratiques et législations nationales ». Ainsi, la Charte ne crée aucun droit social européen, se contentant de vagues formulations qui n'engagent à rien. De plus, la Pologne et le Royaume-Uni ont obtenu d'être dispensés d'appliquer ces droits fondamentaux pourtant bien peu contraignants (protocole 7). Se met en place une véritable régression des droits humains qui sont pourtant indissociables et indivisibles.

Autant d'éléments qui figuraient déjà dans le TCE et qui ont été repris mot pour mot dans le nouveau traité.

L'avenir de l'Europe exige un débat public le plus large pour impliquer les citoyens. La méthode employée par le Gouvernement pour imposer ce nouveau traité est une atteinte grave à la démocratie. C'est aux citoyens de se prononcer sur la nature de l'Europe par voie de référendum.

Pourtant le Gouvernement a décidé, cette fois-ci, de ne pas consulter les citoyens, c'est trop dangereux : seule l'Irlande le fera pour respecter l'article 46 de sa Constitution. Ailleurs, c'est la course à qui arrivera le plus vite à ratifier le traité, par voie parlementaire bien évidemment. La colère est grande en France et aux Pays-Bas, qui voient leur vote de 2005 bafoué. Elle l'est aussi au Royaume-Uni, qui devait se prononcer par référendum en 2006, mais où, là non plus, il n'est plus prévu de consulter le peuple. Elle s'étend également à l'Allemagne, à l'Autriche, à la Belgique, au Danemark et à bien d'autres pays de l'Union. Les citoyennes et les citoyens veulent pouvoir s'exprimer, ils ne veulent plus être écartés de la construction européenne. Mi-décembre, plus de 70 parlementaires de gauche ont signé un appel pour demander que les Français soient consultés, comme en 2005. Sur un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples et la souveraineté populaire », écrivent-ils. Parmi eux figurent quarante députés, trente sénateurs et cinq députés européens.

Le référendum dans chaque État membre serait pourtant le seul moyen de combler, au moins en partie, le fossé qui s'est creusé entre les dirigeants de l'Europe et ses peuples.

PROPOSITION DE LOI CONSTITUTIONNELLE

Article unique: L'article 11 de la Constitution est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsque le référendum a conclu au rejet d'un projet de loi, tout nouveau projet de loi contenant des dispositions analogues ou autorisant la ratification d'un traité contenant des dispositions similaires à celles du traité ayant fait l'objet de la consultation, doit être soumis au référendum ».
Par PCF
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Le chiffre du jour

 1,5 million d’euros

c’est le montant des indemnités négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l’UIMM

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