PCF:
SECTION DE JOIGNY
Monsieur le Président de la République,
Le traité européen dont vous revendiquez la paternité n’est pas un « mini »-traité. Il défi nit l’ensemble des institutions et des politiques qui vont régir l’Union européenne. Il engage donc la France, et le type de décisions à prendre dans tous les domaines de notre vie, pour une longue période.
Destiné à se substituer aux traités actuels, il n’existe que parce que le texte qui devait remplir cette fonction, le traité constitutionnel, a été rejeté par le vote des peuples français et néerlandais. À l’exception de quelques symboles, il en reprend toutes les dispositions : politiques, sociales, économiques et fi nancières, environnementales, de défense…
Comme en 2005, les Français doivent être saisis de tous les termes du débat et pouvoir choisir pour ou contre, souverainement par leur vote. Seul le suffrage universel peut avoir la légitimité de décider sur un point que le suffrage universel a tranché. C’est une exigence démocratique élémentaire, portée aujourd’hui par une majorité de nos concitoyens. C’est aussi la condition pour sortir l’Union européenne de la crise de confi ance qu’elle connaît : sa construction ne peut être que l’oeuvre de ses peuples. Or, vous avez décidé de faire ratifi er ce traité par la voie parlementaire, dès le mois de janvier 2008.
Nous vous demandons de revenir sur cette décision et d’organiser un référendum, précédé d’un grand débat national, sur l’adoption de ce traité.
Il n’est, il ne doit être au pouvoir de personne d’empêcher les citoyennes et les citoyens de décider de leur destin.
Traité européen : nous éxigeons un refendum !
Europe
Un nouveau traité –dit traité de Lisbonne- vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005.
C’est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur un sujet qui a tant d’influence sur la vie de chacun et l’avenir de la France, l’organisation d’un nouveau référendum est une exigence démocratique majeure pour notre pays. C’est aussi une nécessité pour la construction européenne qui doit être fondée sur l’adhésion des peuples et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un référendum. Il y sera contraint s’il n’obtient pas, début 2008, 3/5 des suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir d’imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre Constitution.
C’est pourquoi des personnalités diverses, les signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé de rassembler leurs efforts au sein d’un Comité National pour un Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l’adhésion des peuples, qu’ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d’un référendum.
Voir en ligne : Le site Nous voulons un référendum
“ En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées. Elles ont juste été présentées de façon différente… Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ”, s’est-il exclamé.
On ne peut exprimer plus clairement la morgue revancharde et méprisante des élites vis-à-vis des peuples. On ne peut dire plus clairement à quel point M. Sarkozy tente de tromper le peuple en prétendant qu’il aurait fait la synthèse entre partisans et adversaires du projet de constitution européenne, rejeté fortement par les peuples français et néerlandais.
En vérité, le mini traité, signé à Lisbonne par les chefs d’État, renforce tous les caractères négatifs de la constitution rejetée : caractère ultralibéral de la construction européenne avec le principe de concurrence accentué ; caractère antidémocratique avec les pleins pouvoirs donnés à la Commission et à la Banque centrale européenne ; caractère militarisé et inséré dans l’OTAN; caractère antisolidaire avec la mise en cause des services publics, des systèmes de protection sociale et de retraite.
Exactement les orientations que le peuple a déjà rejetées. Pour vérifier s’il maintient son opinion, il faut donc le reconsulter aujourd’hui. Et le divorce qu’il ressent de plus en plus entre les paroles sarkozystes et la réalité de la vie quotidienne ne le conduirait sans doute pas à changer d’opinion.
Que valent les imprécations du monarque élyséen contre l’euro fort puisque la monnaie européenne a augmenté de 10 centimes par rapport au dollar depuis qu’il a été élu ? A-t-il menti ou est-il impuissant à modifier quoi que ce soit ? En attendant, ce sont les travailleurs qui trinquent. La gestion de la monnaie unique par la Banque centrale joue contre la croissance et contre l’emploi. Dassault aviation et EADS envisagent de délocaliser des activités dans des zones dollar à cause de cet euro fort. L’austérité qui s’applique avec le refus d’augmenter les salaires, avec les attaques contre les systèmes de protection sociale et de retraite, contre les services publics ou la carte des tribunaux n’est elle pas le fruit de l’application zélée des directives européennes édictées par la Banque centrale et ce fameux pacte dit de stabilité ?
D’ailleurs, si Sarkozy était si sûr de ses arguments, il organiserait le débat public et convoquerait un référendum .
Versailles / Boycot du PS : Au nom de la « cohérence » l’ensemble des députés de gauche doit être présent à Versailles
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale, vient d’indiquer que les députés socialistes boycotteraient la réunion du Parlement en Congrès à Versailles le 4 février prochain.
Alors qu’une majorité des 3/5ème des parlementaires permettrait de redonner la parole par voie référendaire aux françaises et aux françaises, le choix du boycott par le groupe PS de l’Assemblée nationale aurait pour seule et unique conséquence une ratification parlementaire. Pour justifier cette position, le président du groupe socialiste invoque qu’il « défend la voie référendaire plutôt que la voie parlementaire ». Dont acte. Il faut donc, au nom de la « cohérence » invoquée par Jean-Marc Ayrault, que l’ensemble des députés de gauche soient présents à Versailles pour empêcher la ratification à la hussarde voulue par N.Sarkozy. Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF Paris, le 8 janvier 2008.
Le 4 février 2008, les parlementaires français réunis en Congrès à Versailles, vont devoir voter pour ou contre la modification de la Constitution permettant la ratification définitive du Traité européen de Lisbonne ("mini traité") impulsé par N. Sarkozy et A. Merkel.
C’est le choix qui a été fait par le Gouvernement français, appuyé par de nombreux parlementaires, pour revenir sur notre vote du 29 mai 2005 sans risque.
Comme l’a dit lui-même N. Sarkozy, on sait bien qu’un nouveau référendum pourrait apporter une nouvelle victoire du "NON" à l’Europe libérale et capitaliste.
Il faut une majorité des 3/5 au Congrès pour que cette ratification soit votée. L’UMP n’a pas, à elle seule, cette majorité qualifiée.
Le groupe du PS (le groupe le plus important dans l’opposition) peut donc, avec quelques autres, faire basculer le sens du vote. Or, à ce jour, le PS a choisi de plier devant N. Sarkozy et a pour l’instant décrété de voter pour cette ratification lors du Congrès.
Cela est inacceptable et il faut donc nous manifester pour rappeler aux élus notre vote du 29 mai 2005.
Ce site internet est donc une plateforme logistique, créée pour réunir et fédérer les sans-culotte de France et de Navarre qui souhaitent participer à une manifestation citoyenne le 4 février 2008.
Il s’agit, pour les initiateurs de ce site, de permettre le rassemblement du plus grand nombre le "Jour J" du Congrès (Assemblée Nationale et Sénat réunis à Versailles selon l’article 89 de la Constitution de 1958)’ , pour faire entendre notre voix et demander que soit respecté notre choix du 29 mai 2005.
Il s’agit de s’opposer, en se manifestement physiquement, à ce que le Congrès ratifie le Traité de Lisbonne, pour contraindre le Gouvernement à nous soumettre ce texte par la voie référendaire.
Les mots d’ordre, drapeaux et couleurs, des participants à cette manifestation du 4 février 2008 seront ensuite "à la charge" des organisations, partis , individus, respectivement concernés, mais il va de soi qu’ils seront tous tournés vers un seul objectif : ++ Non à la ratification en Congrès, oui au référendum populaire ! Respectez notre "NON++
"TOUS A VERSAILLES LE 4 FEVRIER 2008" se propose donc simplement de tout mettre en œuvre pour permettre au plus grand nombre d’entre nous de se retrouver en fin de matinée le 4 février 2008 à Versailles face aux élus du peuple, quand ils devront engager leur voix sur un acte aussi grave.
C’est notre combat commun, c’est un combat de la gauche républicaine et démocrate, il transcende les clivages et les partis.
Aussi, nous vous engageons à vous inscrire ici, par région, et à nous envoyer un mail précisant notamment :
le nombre de participants
la somme allouée à la participation
le lieu souhaité pour un passage en car ou un co voiturage ou un compartiment de train (si pas assez de personnes pour louer un car)
Les responsables des régions prendront contact avec vous le plus rapidement possible. Votre engagement sera ferme et définitif une fois ce contact pris.
Faites passer le message et retrouvons nous nombreux/ses.
Salut et fraternité
Voir en ligne : Le site
c’est le montant des indemnités négociées par Denis Gautier-Sauvagnac pour son départ de l’UIMM